Spécial Orientation professionnelle / Édition 4

La communication numérique, un secteur qui emploie de plus en plus de jeunes

MIRROS gère l’ensemble du processus de communication : de l’élaboration du plan de communication à la mise en œuvre et l’évaluation.

02/04/2019

En pleine évolution, la communication numérique utilise un champ de supports et de canaux d’information très large, impliquant le développement de sa fonction ainsi que l’évolution de ses stratégies. Par conséquent, l’avènement de la communication 2.0 a contribué au développement de nouveaux métiers du web.

Nature et missions

« L’évolution du domaine de la communication se fait de manière exponentielle, compte tenu des nouvelles technologies comme la réalité augmentée, l’intelligence artificielle ou l’analyse des données », souligne Nasri Messarra, conseiller en communication et marketing numériques et responsable du master en information et communication de l’Université Saint-Joseph. La communication numérique, également appelée digitale, utilise comme canaux d’information les sites web, les médias et les réseaux sociaux, les « chat bots » ou la réalité virtuelle, entre autres.

Facebook, Instagram, YouTube ou site web : le choix des plateformes de communication digitale est en revanche établi en fonction de la stratégie qui dépend du projet et du budget du client. « L’essentiel, c’est de ne pas utiliser tout à tort et à travers, juste parce que c’est la mode. Rien ne se fait sans planification. Il faut avoir une stratégie cohérente par rapport à un objectif précis, à des résultats espérés et à l’audience qu’on veut cibler », insiste Joumana Rizk Yarak, directrice générale de MIRROS, agence de communication, de relations publiques et de relations avec les médias.

L’un des objectifs de la communication digitale est d’accroître la notoriété du client. Il s’agit alors de « sensibiliser le plus grand nombre d’internautes, de développer une communauté et de la rassembler autour d’un projet, d’un produit ou autre », explique-t-elle.

La communication numérique vise à fidéliser cette communauté, ou encore à favoriser la relation avec les internautes. Elle va donc « maintenir et promouvoir la communication à double sens : utilisateur-marque et marque-utilisateur », affirme Nasri Messarra. Ainsi, alors que dans le cas de la communication traditionnelle, le public cible pouvait au maximum prendre ou laisser le message transmis d’une manière passive, dans la communication digitale, « il a aujourd’hui un droit de réponse et peut répliquer à une publicité ou attaquer une marque », relève M. Messarra.

Des pratiques propres à la communication digitale

Cette discussion qui se développe entre le client et l’utilisateur figure par ailleurs parmi les divers changements qui ont découlé de la transition vers la communication digitale. La vitesse de transmission en fait également partie. En effet, selon Nasri Messarra, grâce au numérique qui « a décuplé les moyens, la propagation est plus rapide ».

Également au niveau des changements, l’on assiste au phénomène de dépublicitarisation. « On ne croit plus à la publicité traditionnelle. Les consommateurs cherchent une “histoire”, “une expérience”, “des émotions” ou “une promesse” que la communication digitale va créer », ajoute-t-il, d’où la conception de slogans auxquels va adhérer ou s’identifier le public cible. En parallèle, « les marques prennent un visage humain : elles blaguent, commentent ou prennent position sur les médias sociaux ».

Par ailleurs, grâce aux thin markets, il est possible de « regrouper en un seul “marché” des personnes à goûts particuliers et qui sont éloignées géographiquement », relève Nasri Messarra. Par conséquent, la communication digitale a l’avantage de mieux cibler le public, et ce à un coût inférieur à la communication traditionnelle. « Les barrières à l’entrée sont pratiquement inexistantes : tout le monde peut devenir un communiquant mondial à petit budget », souligne-t-il.

Qualités et compétences requises

Pour réussir dans ce domaine, il faut de « l’éthique, un certain degré d’empathie pour savoir ce que les autres ressentent et ce qu’ils veulent, mais aussi obligatoirement une culture », poursuit le conseiller. Un communicant doit être aujourd’hui polyvalent et posséder « des notions de sociologie et de psychologie dans son bagage culturel ».

« Il faut être curieux, ouvert et se mettre à jour afin de suivre les tendances, affirme pour sa part Joumana Rizk Yarak. On ne peut plus percevoir la communication sans maîtriser les réseaux sociaux. »

Travailler dans ce domaine exige également de posséder le sens du détail, d’être attentif et flexible. Enfin, il faut être « patient pour arriver à effectuer une veille quotidienne ou suivre les comptes des influenceurs, des blogueurs ou des blogueurs en puissance, ce qui est éprouvant physiquement », explique de son côté Karine Jabaji, directrice des opérations à MIRROS. À cette fin, « il faut être flexible et pouvoir s’adapter à ce rythme », précise-t-elle.

Défis et difficultés

D’emblée, Nasri Messarra souligne qu’il faut « savoir se différencier de la masse », afin d’atteindre son objectif et véhiculer son message. Un point de vue partagé par Joumana Rizk Yarak : « On doit prendre en considération le fait que les gens sont tellement sollicités au niveau visuel et auditif qu’on a vraiment besoin de sortir du lot. C’est là notre défi en tant qu’agence de communication ! »

Comme la communication numérique compte beaucoup sur la création de contenu visuel ou écrit, « l’un des plus grands défis de la communication sur les réseaux sociaux est la création d’un contenu différent pour fidéliser les internautes, les attirer ou obtenir des likes », poursuit-elle, avant de souligner que « les plateformes des réseaux sociaux changent d’une façon quotidienne leurs paramètres, d’où le fait qu’il faut se mettre continuellement à jour ».

Débouchés

Bien que la communication traditionnelle soit encore de mise, « le marché a évolué et les clients se tournent de plus en plus vers la communication numérique », soutient Joumana Rizk Yarak. Les opportunités sont par conséquent nombreuses dans ce domaine. « Nous percevons actuellement une forte demande au niveau des cadres qui travaillent dans la communication », indique pour sa part Nasri Messarra. « La preuve est que la plupart de nos étudiants sont embauchés. C’est un métier où l’on est sûr de trouver un emploi », affirme-t-il.

Quels que soient les postes qu’ils occuperont, les jeunes diplômés exerceront ainsi leur profession dans les quatre grands secteurs de la communication, précise le conseiller. Il s’agit de la communication d’entreprise, la communication politique, la communication sociale et la communication dans le domaine du journalisme.

Enfin, dans la communication numérique, il faut préciser que la limite entre les métiers est parfois vague. Cela dépend des entreprises. Parmi les métiers les plus demandés figurent le chargé de la communication digitale, le community manager, le social media manager, le fact checker, le producteur de contenu ou aussi le producteur de vidéos adaptées aux réseaux sociaux et au format en ligne.


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