Le bloc parlementaire du Hezbollah a dénoncé jeudi les propos "incendiaires" du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo contre le parti chiite libanais lors de sa visite officielle au Liban la semaine dernière, ainsi que la décision du président américain Donald Trump de reconnaître la souveraineté d'Israël sur le Golan.
"Les propos incendiaires du ministre des Affaires étrangères et l'administration américaine tenus au Liban contre la résistance et en faveur de l'occupation israélienne d'un côté, et son appel à empêcher le retour des réfugiés syriens dans leurs pays (...) ont un but précis : soutenir l'agresseur israélien et son expansion territoriale en violation de toutes les lois internationales, s'ingérer dans les affaires internes du Liban et de la Syrie et instrumentaliser des réfugiés syriens pour servir la politique des Etats-Unis", indique un communiqué publié par le bloc à l'issue de sa réunion hebdomadaire.
Mardi, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait répondu aux propos du secrétaire d'Etat américain lors de sa conférence de presse au ministère des Affaires étrangères à Beyrouth vendredi dernier, accusant les Etats-Unis de vouloir "monter les Libanais les uns contre les autres" et les pousser à une nouvelle guerre civile, dans le cadre de leur projet au Proche-Orient qui ne vise qu'à "servir les intérêts d'Israël". Réagissant à la décision US sur le Golan, le leader du parti chiite a appellé les pays arabes à "retirer leur initiative de paix".


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