Theresa May et Jean-Claude Juncker à la Commission européenne en décembre 2017. Photo John Thys/AFP
Les députés britanniques votent à partir de demain pour concrétiser ou reporter la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE) fixée au 29 mars, près de trois ans après le référendum du Brexit. D’ici là, des discussions techniques et politiques se poursuivent à Bruxelles, où les représentants britanniques veulent obtenir de leurs homologues européens des modifications de l’accord de retrait conclu avec l’UE en novembre. Ce texte avait été massivement rejeté par le Parlement britannique le 15 janvier. Depuis, la Première ministre britannique Theresa May s’est lancée dans une bataille sur deux fronts, pour tenter d’obtenir des concessions de l’UE, tout en essayant de convaincre les parlementaires de changer d’avis.Dans cette course contre la montre, la cheffe du gouvernement s’est heurtée au refus des Européens de rouvrir les négociations. En fonction du résultat des réunions de travail tenues à Bruxelles au cours du week-end, elle pourrait s’y rendre aujourd’hui pour d’ultimes tractations.
Dans tous les cas, Mme May retournera demain devant la Chambre des communes pour soumettre à nouveau au vote des députés l’accord de retrait. Son adoption offrirait au Royaume-Uni une sortie ordonnée, quarante-six ans après avoir rejoint ce qui était à l’époque la Communauté économique européenne (CEE).Si le texte devait effectivement être rejeté une nouvelle fois demain, un vote serait organisé mercredi à la Chambre des communes pour approuver ou écarter une sortie sans accord. Ce scénario d’une rupture brutale inquiète nombre de parlementaires, ainsi que les milieux d’affaires, à cause de ses conséquences économiques potentiellement chaotiques. Si les députés refusent cette option, ils voteront jeudi sur une proposition de report « limité » du Brexit, au-delà du 29 mars. Les dirigeants européens ont prévenu que pour être accepté, tout report devra être dûment justifié.
Source : AFP

