May Chidiac, hier, au lancement du projet « Building Consensus for Economic and Social Reform in Lebanon ». Photo Dalati-Nohra.
Le projet « Building Consensus for Economic and Social Reform in Lebanon » (« Élaborer un consensus pour les réformes économiques et sociales au Liban ») a été lancé hier au Conseil économique et social (CES). La cérémonie s’est déroulée en présence notamment du ministre de l’Économie et du Commerce, Mansour Bteich, de la ministre d’État pour le Développement administratif, May Chidiac, de l’ambassadeur d’Allemagne, Georg Birgelen, et du directeur du secrétariat des relations mondiales de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), Andreas Schaal.
Financé par l’office des Affaires étrangères de l’Allemagne, ce projet consiste en un programme de formation destiné aux membres du Conseil et sera mis en œuvre par l’OCDE, dans le cadre de l’initiative MENA-OCDE sur la gouvernance et la compétitivité pour le développement.
Dans son allocution, le président du CES Charles Arbid a affirmé que « le CES ambitionne, via une dynamique de réflexion nouvelle, d’inciter à repenser les politiques publiques ». « Celles-ci seraient revues en fonction d’un rééquilibrage entre des politiques économiques susceptibles de relancer la croissance et des mesures sociales rassemblant toutes les composantes de la société autour d’un projet sociétal fédérateur, a souligné M. Arbid. Il est urgent à nos yeux de stopper le gaspillage et les dépenses inutiles et de les réorienter vers des investissements “sociaux” à long terme, servant des politiques sociales largement inclusives ; ou encore de réaliser une croissance “à visage humain”. »
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L’apprentissage par les pairs
Prenant à son tour la parole, M. Schaal a déclaré : « Le CES du Liban peut s’appuyer sur les expériences internationales pour devenir une institution moderne et dynamique qui marque de son empreinte, en ces moments critiques, la vie du pays. L’OCDE croit au pouvoir de l’apprentissage par les pairs et à la nécessité de partager les expériences d’un pays à l’autre. Dans cette optique, nous allons développer un programme pour accélérer ce processus d’apprentissage. »
À son tour, l’ambassadeur Birgelen a notamment déclaré : « L’Allemagne, qui est l’un des principaux donateurs pour le Liban, est fière de soutenir ce projet du CES et de l’OCDE visant à associer le secteur privé à la création d’un consensus autour du programme des réformes dans le pays. »
De son côté, la ministre May Chidiac a invité les politiques à dépolitiser les dossiers économiques et sociaux qui représentent des enjeux importants pour les Libanais, surtout en ces temps difficiles, et à entreprendre les indispensables réformes structurelles tant attendues, exprimant sa détermination à réussir dans le domaine de l’e-gouvernement et de l’organisation de l’administration.
Même son de cloche de la part du ministre de l’Économie et du Commerce, qui a salué les efforts de
l’OCDE au niveau de l’assistance technique à l’État libanais et des ateliers qu’elle organise, en particulier sur des thèmes tels que la politique incitative des investissements et le développement de l’économie réelle dans divers secteurs.
M. Bteich devait aussi souligner qu’il nous faut repenser notre approche de l’économie et nous préoccuper de « comment accroître notre production plutôt que notre consommation ».
Notons que ce projet comprendra une série de séminaires dont la première partie portera sur les « institutions pour le dialogue social », en mettant l’accent sur les conseils économiques et sociaux, les aspects méthodologiques, les outils et les procédures. La seconde partie intitulée « Le Conseil économique et social en tant que moteur de consensus au Liban après la CEDRE » portera sur les priorités politiques du Liban, combinant des aspects méthodologiques et un dialogue multipartite sur des questions politiques clés, à savoir la lutte contre la corruption, l’intégrité et l’accès au marché, l’information, l’impact social des réformes fiscales et le climat des affaires.
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