Rechercher
Rechercher

Liban - Société

La crise sociale et économique au centre des discussions du CES avec la Rencontre démocratique

Les membres du bloc Joumblatt au siège du CES. Photo CES

La détérioration de la situation sociale et économique, les souffrances de la population et les suggestions pour sortir de la situation actuelle étaient au centre de la réunion qui a groupé des parlementaires du bloc de la Rencontre démocratique et le président et les membres du Conseil économique et social (CES).

Dans son mot de bienvenue, le président du CES, Charles Arbid, a rappelé la mission principale du CES, à savoir le dialogue social entre les représentants des ouvriers et des patrons d’entreprise, ainsi que des fonctionnaires, rappelant au passage que Kamal Joumblatt avait été le premier à réclamer la création d’un Conseil économique et social. « Ce dialogue social est fondamental tant pour établir des relations de travail propices à la cohésion sociale que pour désamorcer les tensions sociales », a souligné M. Arbid, avant de poursuivre : « Pour ce faire, nous avons souhaité concentrer le dialogue au sein du conseil sur des thèmes inclusifs tels que la création d’emplois, le droit du travail, la Sécurité sociale, la productivité, les avantages non salariaux et les conditions de travail. »

« Notre conseil, a également souligné M. Arbid, plaide sans cesse pour un agenda de réformes efficaces comprenant en priorité le dialogue social. Et conscient de sa vocation de plate-forme essentielle pour parvenir à un consensus, il s’active à structurer le dialogue social au Liban en s’engageant avec toutes les parties prenantes concernées. En effet, le succès de l’ensemble du programme de réformes repose sur de solides et transparents partenariats entre le secteur privé et le secteur public. »

Et M. Arbid d’ajouter : « Outre les politiques sociales et économiques, notre conseil vise à couvrir, dans une prochaine étape, les questions environnementales. Nous sommes fiers de contribuer à renforcer les capacités d’une institution indépendante dont le rôle est essentiel dans la stabilisation, la croissance et l’emploi au Liban. »

Le président du CES devait notamment mettre l’accent sur le document proposé par le comité économique du CES identifiant les orientations et mesures appropriées qu’il est urgent d’adopter sur le moyen terme pour faire face à la crise socio-économique que traverse le pays.

S’exprimant au nom de la délégation de la Rencontre démocratique, le député Hadi Aboul Hosn devait souligner la détermination du bloc qu’il représente à collaborer avec le CES pour réclamer la mise en œuvre de réformes socio-économiques, prenant en compte d’abord les préoccupations sociales et les « droits des gens démunis », soulignant que son bloc présentera bientôt une proposition de loi axée sur la Caisse nationale de Sécurité sociale.

M. Aboul Hosn a insisté sur le fait qu’une politique d’austérité, si jamais elle venait à être décidée par le prochain gouvernement, devrait d’abord chercher à résorber les déséquilibres sociaux et prendre en compte les droits des classes les plus démunies de manière à ne pas les léser. Revenant sur l’urgence des réformes et le rôle majeur du CES qui représentent un avis spécialisé et consensuel, M. Aboul Hosn a rappelé les trois demandes prioritaires du groupe parlementaire qu’il représente, à savoir : travailler sur la réduction du déficit d’EDL qui coûte à l’État libanais 2 milliards de dollars par an et sur le gaspillage au niveau des dépenses courantes, renforcer les organismes de contrôle et de surveillance pour pouvoir freiner la corruption, et enfin trouver une solution au dossier des biens-fonds maritimes, d’autant que les pénalités imposées en cas d’exploitation illégale pourraient contribuer à financer des infrastructures sociales ou la grille des salaires.

La détérioration de la situation sociale et économique, les souffrances de la population et les suggestions pour sortir de la situation actuelle étaient au centre de la réunion qui a groupé des parlementaires du bloc de la Rencontre démocratique et le président et les membres du Conseil économique et social (CES).Dans son mot de bienvenue, le président du CES, Charles Arbid, a rappelé la mission principale du CES, à savoir le dialogue social entre les représentants des ouvriers et des patrons d’entreprise, ainsi que des fonctionnaires, rappelant au passage que Kamal Joumblatt avait été le premier à réclamer la création d’un Conseil économique et social. « Ce dialogue social est fondamental tant pour établir des relations de travail propices à la cohésion sociale que pour désamorcer les tensions...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut