Le syndicat des entrepreneurs de travaux publics et l’ordre des ingénieurs et des architectes de Beyrouth et de Tripoli ont signé hier à Beyrouth un protocole d’accord portant sur le lancement d’un système électronique de classification des ingénieurs et entrepreneurs du pays, sous le parrainage du Premier ministre Saad Hariri.
Ce système aura 12 catégories comprenant six critères comme l’équipement, la solvabilité financière des entreprises ou encore les ressources humaines.
Les travailleurs du secteur des travaux publics qui « voudront obtenir une qualification » devront « présenter leurs dossiers à l’ordre des ingénieurs », a indiqué à L’Orient-Le Jour son président Jad Tabet. « Nous procéderons alors à une évaluation technique du dossier, en toute transparence, avant de le renvoyer à la présidence du Conseil des ministres pour que la qualification soit effective. »
Ce système qui sera adopté par l’ensemble des ministères est « une nette évolution qui permettra plus de transparence dans le processus de classification ainsi que sa modernisation. Cette avancée répond ainsi aux engagements pris par le Liban durant la CEDRE », selon M. Tabet, ajoutant que cette classification entrera en vigueur « d’ici à la fin de l’année ».
Actuellement, c’est le décret 3688/1966 qui détermine les conditions requises pour la qualification des compétences des ingénieurs et entrepreneurs afin de pouvoir répondre à des appels d’offres dans le secteur des travaux publics. La promulgation du décret 9333/2002 prévoit une modernisation des critères de qualification, mais n’a jamais été appliquée.

