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Liban - Polémique

Un contrat de gré à gré entre la municipalité de Beyrouth et la société Noise fait du bruit

Pour la deuxième année consécutive, le conseil municipal a recours à la même compagnie de communication, ce qui a suscité des réticences.

Le conseil municipal de Beyrouth signe avec la même compagnie de communication pour la deuxième année consécutive. Photo d’archives Stéphane de Sakutin/AFP

La députée Paula Yacoubian a dénoncé hier ce qu’elle a appelé « une campagne de diffamation » à son égard, après avoir critiqué un contrat de gré à gré signé par le conseil municipal de Beyrouth avec la société privée de communication Noise (bruit), avec laquelle un précédent contrat avait également été signé de la même manière l’année dernière. « J’ai exposé, dans un tweet, des informations sûres au sujet d’un contrat signé entre le conseil municipal et Noise, afin de les mettre à la disposition de la Cour des comptes, a-t-elle précisé dans un communiqué. C’est mon devoir en tant que députée de Beyrouth, mais cela n’a pas plu à la compagnie qui m’a répondu par le biais d’un de ses outils médiatiques, qui couvre apparemment toutes ses activités. »

Suivant les informations de L’Orient-Le Jour, Mme Yacoubian n’est pas la seule à s’être opposée à ce contrat de 240 000 dollars, portant sur des services de communication au profit de la municipalité de Beyrouth. Quatre membres du conseil municipal ont également fait entendre leur voix lors de la réunion au cours de laquelle la décision a été prise, jeudi dernier, rejetant ce nouveau contrat de gré à gré avec la même compagnie.

L’un d’eux indique à L’OLJ que « la loi sur la comptabilité générale oblige, dans des cas comme celui-là, à définir des critères pour le recrutement de sociétés ». « On nous a opposé l’argument de l’urgence, poursuit cette source. Nous leur avons proposé de remplacer le système d’appel d’offres, jugé trop long, par un simple appel à candidatures, basé sur des critères précis qui ont été décidés lors d’une réunion en décembre. Nous pensions que ces critères allaient être rendus publics sur les différentes plateformes, afin de permettre aux agences de se présenter. Or on nous affirme, deux mois plus tard, que personne ne s’est présenté et que le contrat serait donc signé avec Noise une seconde fois… Mais personne n’a entendu parler de l’appel d’offres ! »

Ragheb Haddad, président du comité de communication du conseil municipal, livre sa version de l’affaire. Selon lui, « l’article 147 de la loi sur la comptabilité générale permet au conseil municipal de signer des contrats de gré à gré avec des consultants ». « Cette compagnie nous a accompagnés pendant une année, elle est familière du plan de communication, il était donc plus logique de continuer à travailler avec elle, d’autant plus que nous avons insisté pour que le montant du contrat soit similaire à celui de l’année dernière », explique-t-il. Il assure cependant qu’un appel à candidatures a bien été lancé il y a deux mois et qu’aucune compagnie ne s’est présentée.

Quoi qu’il en soit, la procédure veut qu’une telle décision municipale soit envoyée au mohafez de Beyrouth, qui la transfère à son tour à la ministre de l’Intérieur, puis à la Cour des comptes, qui doit donner son approbation avant la finalisation du contrat.


« Pourquoi une campagne confessionnelle » ?
Les opposants à cette décision au sein du conseil municipal nient toute motivation politique à leur veto, tout comme Paula Yacoubian. « J’ai critiqué le mécanisme de signature d’un nouveau contrat de gré à gré, sans me soucier de l’identité des propriétaires de la compagnie et de leurs affiliations politiques, dit-elle. Cela ne me concerne pas, étant convaincue de l’égalité de tous devant la loi. »

La députée a déploré que la campagne menée contre elle a même été jusqu’à l’accuser d’avoir voulu conclure elle-même un contrat avec la municipalité, ce qu’elle « défie quiconque de prouver ». Elle a fortement dénoncé l’introduction du facteur confessionnel dans une polémique de ce type (ses détracteurs ont pointé du doigt une campagne contre une « compagnie chrétienne », dit-elle). La députée se demande également « si cette compagnie n’avait pas reçu une somme de 85 000 dollars pour la production d’un film en France sur l’incinérateur qui devrait être installé à la Quarantaine » à l’initiative du conseil municipal de Beyrouth, et qui fait déjà polémique. Ce que Ragheb Haddad nie vigoureusement, précisant que « la Cour des comptes avait refusé ce projet, et le film n’a jamais été tourné ni l’argent déboursé ».



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La députée Paula Yacoubian a dénoncé hier ce qu’elle a appelé « une campagne de diffamation » à son égard, après avoir critiqué un contrat de gré à gré signé par le conseil municipal de Beyrouth avec la société privée de communication Noise (bruit), avec laquelle un précédent contrat avait également été signé de la même manière l’année dernière. « J’ai exposé, dans un tweet, des informations sûres au sujet d’un contrat signé entre le conseil municipal et Noise, afin de les mettre à la disposition de la Cour des comptes, a-t-elle précisé dans un communiqué. C’est mon devoir en tant que députée de Beyrouth, mais cela n’a pas plu à la compagnie qui m’a répondu par le biais d’un de ses outils médiatiques, qui couvre apparemment toutes ses activités. » Suivant les...
commentaires (2)

et on dit que ce gouvernement va lutter contre la corruption AU FAIT QUE SONT DEVENUS LES GRANDS CRIS DE EDEN BAY ET DES MEMEBRES DU CONSEIL MUNICIPALE QUI SAVAIENT MAIS N'ONT RIEN DIT J'espere que ce marche gre a gre sera interdit par l'autorite supreme (sinon la corruption sera visible au plus haut degree )

LA VERITE

19 h 04, le 13 février 2019

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Commentaires (2)

  • et on dit que ce gouvernement va lutter contre la corruption AU FAIT QUE SONT DEVENUS LES GRANDS CRIS DE EDEN BAY ET DES MEMEBRES DU CONSEIL MUNICIPALE QUI SAVAIENT MAIS N'ONT RIEN DIT J'espere que ce marche gre a gre sera interdit par l'autorite supreme (sinon la corruption sera visible au plus haut degree )

    LA VERITE

    19 h 04, le 13 février 2019

  • LES CONTRATS DE GRE A GRE SONT TOUJOURS DOUTEUX !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 47, le 13 février 2019

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