Santé

Étude

OLJ
09/02/2019

Ce qui arrive aux bébés exposés aux polluants chimiques...

Les enfants exposés à un cocktail de polluants chimiques pendant la grossesse de leur mère et les premiers mois de leur vie ont plus de risque d’avoir une fonction respiratoire réduite, montre une étude franco-espagnole publiée dans la revue médicale britannique The Lancet Planetary Health. Elle a été menée par l’Inserm, le CNRS, l’Université Grenoble Alpes et l’Institut de santé globale de Barcelone.

Les chercheurs citent notamment les composés perfluorés (les PFC, qu’on retrouve notamment dans les poêles antiadhésives, certains emballages alimentaires et les revêtements antitaches), l’éthyl-parabène (un conservateur utilisé dans de nombreux cosmétiques) et plusieurs molécules issues de la dégradation des phtalates. Il s’agit d’une des premières études sur le sujet à prendre en compte l’exposition globale à tout une série de polluants (l’exposome), et pas seulement substance par substance, soulignent les auteurs de l’article.

L’équipe de chercheurs a recueilli des données sur le mode de vie et les expositions à plusieurs dizaines de substances d’environ mille femmes enceintes et leurs enfants dans six pays européens. Ils ont ensuite mesuré la fonction pulmonaire des enfants à un âge compris entre 6 et 12 ans grâce à un test mesurant le volume d’air inspiré et expiré. Ils ont ainsi observé, par exemple, qu’un taux deux fois plus élevé d’acide perfluoro-octanoïque (PFOA, un composé perfluoré très persistant dans l’environnement) dans le sang de la mère pendant la grossesse était corrélé quelques années plus tard avec une baisse de près de 2 % du volume d’air expiré par seconde chez leurs enfants. Et concernant les expositions après la naissance, neuf facteurs sont associés à une fonction respiratoire moins performante, dont le cuivre, l’éthyl-parabène, cinq molécules issues de la dégradation des phtalates, mais aussi le surpeuplement du logement.

Cette analyse statistique, qui ne démontre pas de lien de cause à effet, « doit être vue comme une première étape de sélection permettant d’identifier des expositions suspectes pour lesquelles des travaux plus spécifiques sont nécessaires », estiment ses auteurs.

Source : AFP


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