La Première ministre britannique Theresa May a du pain sur la planche. Elle doit renégocier l’accord de divorce d’avec l’Union européenne, mais en tenant compte de certains amendements votés mardi par les députés de Westminster, dont l’un exclut une sortie de l’UE sans… accord. Si cette dernière, en position de force, reste campée sur ses positions, le Royaume-Uni devra choisir entre ce qui est sur la table, une sortie sans accord et le statu quo.
Les députés compliquent tellement le processus de sortie qu’il est à se demander s’ils n’ont pas décidé majoritairement de trahir en douce la volonté des « Royaume-Uniens » (les Britanniques plus les Irlandais du Nord) exprimée lors du référendum de 2016, qui était de sortir de l’UE. Ils mettent ainsi la table à un second référendum, qui sera tenu vraisemblablement par les travaillistes, une fois les conservateurs congédiés après une élection anticipée.
Dans Les lauriers de César, le grand Goscinny faisait dire à Obélix : « C’est bien ce que je pensais : c’est un sorteur, ce n’est pas un entreur. » Pourrons-nous en dire autant des “Bretons” ?
Sylvio LE BLANC
Montréal-Québec
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