Parfums, dioxines... Certaines substances chimiques détectées dans les couches jetables peuvent présenter des « risques » à long terme pour la santé des bébés et devront être au moins réduites par les fabricants d’ici à « quelques mois », a exigé le gouvernement français hier. Selon un avis de l’Agence de sécurité sanitaire Anses, il n’existe aucune preuve que les couches jetables portées par 95 % des bébés de France soient néfastes.
« Je tiens à rassurer les parents, l’Anses dit bien qu’il n’y a pas de risque immédiat pour la santé des enfants », a ainsi déclaré la ministre de la Santé Agnès Buzyn. « Il faut continuer évidemment à mettre des couches à nos bébés », a-t-elle insisté, reconnaissant toutefois le risque potentiel « sur le long terme ». Ce risque est lié au « dépassement des seuils sanitaires pour un certain nombre de substances », a expliqué à l’AFP Gérard Lasfargues, directeur général délégué de l’Anses, saisie en janvier 2017 par le gouvernement après un article de 60 millions de consommateurs.


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