Les Européens vont mettre en place « dans les jours qui viennent » le « véhicule spécial » ou système de troc devant permettre de continuer à commercer avec l’Iran malgré les sanctions américaines, a indiqué hier le ministre français des Affaires étrangères. « Nous sommes en train de mettre en place un mécanisme de financement spécifique permettant d’éviter d’être soumis totalement à l’extraterritorialité des mesures de sanction mises en œuvre par les États-Unis », a dit Jean-Yves Le Drian lors d’une audition devant la Commission des Affaires étrangères au Sénat.
Désireux de sauver l’accord nucléaire de 2015 malgré le retrait des États-Unis, les Européens ont présenté en septembre ce « véhicule spécial », dont la création s’est avérée complexe et délicate. Il doit théoriquement servir d’intermédiaire pour permettre aux entreprises européennes de commercer avec l’Iran sans s’exposer aux sanctions américaines et à Téhéran de continuer à vendre du pétrole.

