La saison du cyclisme WorldTour commence aujourd’hui par le Tour Down Under (Australie) et se conclut fin octobre en Chine. Mais c’est en Europe que les grands rendez-vous de l’année sont fixés.
En quête d’un repreneur, puisque Sky cessera son parrainage à la fin de l’année, le manager Dave Brailsford limite les risques. Il aligne sur le Tour de France ses deux leaders qui sont aussi les deux derniers lauréats. Chris Froome, en chasse du record des cinq victoires, et Geraint Thomas, son vainqueur de juillet dernier, sont a priori les deux premiers favoris de la plus grande course du monde. Mais rien ne dit que les facteurs qui ont conforté la domination de Sky et assommé la course l’an passé iront dans le même sens cette fois. Cent ans après sa création, le maillot jaune n’en finit pas d’attiser les convoitises.
La place de sprinteur n° 1 du peloton est à prendre, à en juger par la saison écoulée. Marcel Kittel, en souffrance pour sa première année chez Katusha, André Greipel et Mark Cavendish, affaibli par la maladie, ont laissé les honneurs à Fernando Gaviria et Dylan Groenewegen, vainqueurs tous deux à deux reprises sur le Tour de France. Sans pour autant marquer une supériorité définitive comme leurs aînés avaient pu le faire dans un passé récent. Sur d’autres fronts, Elia Viviani a souvent gagné (18 victoires, dont 4 au Giro et 3 à la Vuelta). Mais il manque encore au champion olympique de l’omnium la consécration du Tour.
Plus de 100 victoires, mais seulement deux « monuments » (Tour des Flandres et Paris-Roubaix). À près de 29 ans, Peter Sagan, star du peloton, attend encore de gagner Milan-Sanremo, après maintes places d’honneur. L’an passé, le triple champion du monde avait laissé la place à Vincenzo Nibali, qui avait su trouver l’ouverture dans la « classicissima », la première grande classique de la saison. La via Roma, l’arrivée de Sanremo, est à l’horizon de Sagan, qui peut aussi cette saison battre le record des maillots verts sur le Tour de France (un 7e) et des titres mondiaux (un 4e en septembre dans le Yorkshire). Pour l’heure, Sagan fait son show. Il s’est présenté au Tour Down Under avec de spectaculaires moustaches qui ont suscité l’hilarité de Chris Froome, par leur ressemblance avec celles du héros du film Borat.
Redevenue une nation majeure du peloton, la Colombie court toujours après les deux consécrations que seraient le maillot arc-en-ciel de champion du monde et, surtout, la victoire dans le Tour de France. Nairo Quintana poursuit toujours ce dernier objectif, conforté par le profil très montagneux du parcours de juillet prochain. À terme, Egan Bernal incarne la plus grande promesse avec Miguel Angel Lopez, déjà présent sur le podium du Giro et de la Vuelta. Lié avec Sky par un contrat d’une exceptionnelle durée (cinq ans), le jeune Colombien, qui a fêté dimanche son 22e anniversaire, va faire ses armes de leader sur le Giro. Un test de première force face à une concurrence très relevée (Dumoulin, Nibali, Yates, Roglic, Lopez).
Source : AFP


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