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Carine Rizcallah, délicieuse « Emm el-banet »

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15/12/2018

Nous sommes en décembre, c’est Noël et pas encore le ramadan, la saison des feuilletons par excellence, mais un nouveau soap fait le bonheur du public depuis deux semaines. Sous la baguette de Philippe Asmar et sur un scénario signé Claudia Marchalian, avance nerveusement dans la nuit, toute drapée de noir, une jeune mère, endolorie par la mort précoce de son mari, la tête penchée dans une résignation absolue. Enrobée dans sa simplicité, apeurée en permanence par le lendemain, la faim et les factures impayées, Farah, alias Carine Rizcallah, un cordon-bleu en pâtisserie traditionnelle, reste digne dans sa misère, décente et pudique dans sa tenue vestimentaire. Prise au piège dans une vie de solitude et de fatigue sur fond de friture, elle est happée bon gré mal gré, pour le bonheur du téléspectateur, par la passion qui la lie à Michael (Jerry Ghazal), qu’elle préfère appeler Makhoul, prénom plus viril selon elle.

Elle s’appelle Farah, ce qui veut dire joie, mais il n’y a rien de joyeux dans sa vie soigneusement construite autour de ses trois filles et sa belle-mère, emm Najem (Wafa’ Tarabay), enfermée dans un mutisme frustrant depuis la mort de son fils dans une maison où la chaleur humaine et les sourires ont claqué la porte depuis longtemps. Ce nouveau rôle endossé par Carine Rizcallah révèle une femme pleinement épanouie, mûre et d’une sensibilité sans égale, portant dans son regard toute la douleur des mamans célibataires, une proie facile pour les accapareurs comme Raïf, le mari radin et démuni de toute empathie de l’adorable voisine de Farah, Zalfa (Liliane Nemri). La jeune actrice est délicieuse en tigresse effarouchée cachant derrière une tenue austère et des cris stridents une petite fille rêvant d’amour et du prince charmant. Et il faut dire que Michael est poursuivi sur tous les réseaux sociaux par les femmes, qui veulent à tout prix dans leur vie un homme « aussi gentil, sensible, romantique et qui ne recule pas devant les qu’en-dira-t-on ». Affichant sans aucun complexe sa flamme à une veuve pauvre et mère de trois jeunes filles, il a raflé le cœur de toutes les téléspectatrices dès sa première apparition : plein de bonté, avec un look jeune et branché, il ferait craquer un mur... Entre Farah aux yeux noyés d’innocence et qui tente de résister à l’irrésistible Makhoul, qui l’enflamme par son désir et son amour ; ce Makhoul, justement, éperdument amoureux de cette femme folle et toujours sur ses nerfs ; Zalfa, la voisine sans enfants ; Marie l’amie et le soutien inconditionnel ; la mère de Michael/Makhoul qui ne cesse de communiquer à sens unique via des messages vocaux sur WhatsApp avec son Albert (allô Albert !) qui a depuis longtemps déserté sa famille pour se réfugier dans les bras d’une autre, et les filles adorables de Farah, le téléspectateur se balance sur les rythmes d’une histoire touchante par sa simplicité, puisée du cœur des maisons libanaises où tradition, coutumes, communautarisme, bonheur et amour ne font pas souvent bon ménage. Plusieurs sujets sociaux sont soulevés par un scénario intelligent, rehaussé par des prestations réalistes et authentiques, transportant le public, à chaque épisode, dans le monde de Emm el-banet.

À suivre absolument du lundi au vendredi sur la MTV à 20h40.


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