La commission d’enquête des Nations unies sur les crimes de guerre en Syrie a demandé hier au régime de Damas de dire aux familles des disparus ce qu’il est advenu de leurs proches et de restituer les corps de ceux qui ont été exécutés ou sont morts sous la torture en prison. Il ne sera pas possible d’envisager une paix durable en Syrie sans que justice ne soit rendue, souligne la commission dans un rapport remis au Conseil de sécurité de l’ONU. Après des années de mutisme, les autorités syriennes ont rendu publics cette année « des milliers ou dizaines de milliers » de noms de Syriens qui seraient morts en détention, principalement entre 2011 et 2014. « La plupart des décès sont probablement intervenus dans des sites gérés par les services de renseignements ou des agences de l’armée. La commission n’a cependant répertorié aucun cas de restitution des corps ou des effets personnels des personnes décédées », dit le rapport. « Certaines personnes originaires de la même région ont la même date de décès, ce qui pourrait indiquer des exécutions de masse », notent les experts indépendants présidés par le Brésilien Paulo Pinheiro. Les experts onusiens insistent sur la responsabilité des forces du président syrien Bachar el-Assad, de la Russie et des milices étrangères qui leur sont affiliées.
Moyen Orient et Monde - Onu
La Syrie doit rendre des comptes sur les détenus morts en prison
OLJ / le 29 novembre 2018 à 00h00


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