L’Iran attend la présentation du mécanisme promis par l’Union européenne (UE) pour l’aider à vendre son pétrole malgré les sanctions américaines et n’a aucune intention de renégocier l’accord sur le nucléaire dénoncé par Washington, a déclaré hier à Bruxelles le vice-président iranien Ali Akbar Salehi. « Nous travaillons à la mise en place d’un mécanisme efficace et viable », a assuré le commissaire européen à l’Énergie, Miguel Arias Canete, au cours d’un point de presse avec M. Salehi. Ce mécanisme sera présenté dans deux semaines, a assuré à l’AFP une source européenne proche du dossier. Venu à Bruxelles pour participer à un séminaire de deux jours sur le nucléaire, le vice-président iranien s’est dit confiant. « Les Européens ont des difficultés, mais ils sont en train de mettre en place un mécanisme qui va faciliter les transactions financières et les ventes de pétrole », a-t-il déclaré. La chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini avait annoncé le 26 septembre devant les Nations unies la décision de l’UE de créer une entité pour permettre à l’Iran de continuer à vendre du pétrole après l’entrée en vigueur du second train de sanctions américaines le 4 novembre.
L’UE a acheté 20 % de la production de pétrole iranien en 2017, mais ses acquisitions ont chuté depuis l’entrée en vigueur des sanctions américaines.

