Les géants énergétiques français et italien, Total et ENI, ont conjointement répondu à un appel d’offres pour explorer et exploiter du gaz et du pétrole au large de Chypre, en dépit des mises en garde turques, ont annoncé hier les autorités chypriotes. En octobre, le gouvernement de la République de Chypre, n’exerçant son autorité que sur les deux tiers sud de l’île, a invité les groupes énergétiques Total, ENI et l’américain ExxonMobil à répondre à un appel d’offres pour explorer un nouveau secteur de gaz offshore (le bloc 7) dans la zone économique exclusive de l’île méditerranéenne. Motivée par les « caractéristiques géologiques très spécifiques » du bloc 7, Nicosie a décidé de poursuivre l’exploration du secteur. En février, ENI et Total avaient annoncé avoir découvert d’importantes réserves sous-marines de gaz dans le bloc 6 (sud-ouest de l’île) opéré à parts égales par ces firmes italienne et française.
La décision chypriote a déclenché des tensions avec la Turquie dont les troupes ont envahi en 1974 le tiers nord de l’île en réaction à un coup d’État visant à rattacher Chypre à la Grèce. « Une partie importante » du bloc 7 « se trouve dans les limites du plateau continental turc en Méditerranée », selon Ankara.


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