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À La Une - Sécurité

La menace russe "plus grande" que celle de l'EI, juge le chef de l'armée britannique

Mark Carleton-Smith a mis en garde contre les risques "non traditionnels" posés par Moscou, mentionnant la cybercriminalité, la guerre sous-marine ou dans l'espace, estimant à l'inverse que la "menace islamiste" avait "diminué".

le général Mark Carleton-Smith, chef de l'état-major interarmes britannique. Photo Wikipedia

Le chef de l'armée britannique a mis en garde samedi le Royaume-Uni contre la menace posée par la Russie, "bien plus grande" que celles posées par certains groupes jihadistes comme l'État islamique (EI), provoquant une réaction acerbe de Moscou.

"La Russie aujourd'hui représente indiscutablement une menace bien plus grande pour notre sécurité nationale que les menaces extrémistes islamistes que représentent El-Qaëda et le groupe État islamique", a déclaré le général Mark Carleton-Smith, chef de l'état-major interarmes, dans un entretien au quotidien The Telegraph. Cette déclaration intervient après une visite en Estonie, où des troupes britanniques sont déployées dans le cadre d'un programme de l'Otan, à quelques 150 kilomètres de la frontières russe.

"La Russie a montré qu'elle était prête à utiliser la force militaire pour défendre et développer ses propres intérêts nationaux", a-t-il ajouté. "Les Russes cherchent à exploiter la vulnérabilité et la faiblesse partout où ils la détectent". Il a notamment mis en garde contre les risques "non traditionnels" posés par Moscou, mentionnant la cybercriminalité, la guerre sous-marine ou dans l'espace. A l'inverse, il a estimé que la "menace islamiste" avait "diminué avec la destruction" du groupe État islamique.

Ces déclarations ont rapidement fait réagir le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov. "En ce qui concerne les déclarations du chef d'État major britannique, nous ne pouvons pas interdire à quelqu'un de mettre en évidence ses capacités intellectuelles", a-t-il ironisé au cours d'une conférence de presse.


Armée européenne
Par ailleurs, Mark Cerleton-Smith a également affirmé qu'il "ne soutiendrai(t) aucune initiative qui diluerait l'efficacité de l'Otan", en référence au projet de création d'une armée européenne, défendu par le président français Emmanuel Macron. "L'Otan représente le centre de gravité de la sécurité européenne", a-t-il souligné, en appelant à "renforcer" ses moyens.

Avant sa nomination au poste de chef de l'état-major, en juin, Mark Cerleton-Smith avait mené les opérations britanniques pour tenter de retrouver Oussama Ben Laden après les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis. Il a ensuite dirigé l'armée britannique dans la campagne militaire contre l'EI en Irak et en Syrie.

Londres a accusé en octobre la Russie d'avoir mené les principales cyberattaques mondiales de ces dernières années, contre le parti démocrate américain, l'agence sportive anti-dopage ou encore l'aéroport d'Odessa, en Ukraine. Le ministère britannique des Affaires étrangères a désigné le renseignement militaire russe (GRU) comme responsables de ces attaques qui ont "coûté des millions de livres aux économies nationales" selon lui.

Les relations entre Londres et le Kremlin s'étaient déjà dégradées plus tôt cette année, suite à la tentative d'empoisonnement en mars à Salisbury, dans le sud de l'Angleterre, d'un ex-agent russe à l'agent innervant Novitchok, imputée par le gouvernement britannique au GRU.

Cette affaire avait donné lieu à la plus grande vague d'expulsions croisées de diplomates depuis la guerre froide. En juillet, deux Britanniques avaient à leur tour été victimes d'une contamination au Novitchok. L'un d'eux est décédé quelques semaines plus tard.


Le chef de l'armée britannique a mis en garde samedi le Royaume-Uni contre la menace posée par la Russie, "bien plus grande" que celles posées par certains groupes jihadistes comme l'État islamique (EI), provoquant une réaction acerbe de Moscou. "La Russie aujourd'hui représente indiscutablement une menace bien plus grande pour notre sécurité nationale que les menaces extrémistes ...

commentaires (4)

Philippe. la russie est une grande puissance qu'on aurait tort de diaboliser.

VIARD Philippe

04 h 26, le 26 novembre 2018

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Commentaires (4)

  • Philippe. la russie est une grande puissance qu'on aurait tort de diaboliser.

    VIARD Philippe

    04 h 26, le 26 novembre 2018

  • POUR QUE LA COHESION OCCIDENTALE SURVIVE ELLE A BESOIN TOUJOURS DE SE CREER LE DANGER RUSSE... MALHEUREUSEMENT !

    L,EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    14 h 06, le 25 novembre 2018

  • Pour que l occident prédateur comprenne qu'au JEU de la terreur, en face d'eux une puissance les regarde droit au fond des yeux .

    FRIK-A-FRAK

    17 h 27, le 24 novembre 2018

  • À terroristes wahabites créés par l'occident terroristes russes et demi. L'exclusivité de la politique occidentale de la terreur est révolue. La peur a changé de camp.

    FRIK-A-FRAK

    17 h 08, le 24 novembre 2018

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