Le gouvernement grec a déposé hier au Parlement son projet de budget 2019, le premier après la sortie du pays de la tutelle de ses créanciers, qui prévoit une croissance de 2,5 % et un coup de pouce aux revenus des Grecs de 900 millions d’euros (1,02 milliard de dollars). Ces mesures dites « positives » incluent des allocations familiales et de logements, et des baisses ciblées d’impôts et de cotisations sociales. La loi de finances formalise aussi l’abandon d’une énième coupe des retraites au départ imposée par le Fonds monétaire international (FMI).
L’excédent budgétaire, que la Grèce s’est engagé à maintenir à 3,5 % du PIB d’ici à 2022, doit atteindre 3,98 % en 2018, selon le projet de budget, qui sera soumis au vote du Parlement le 18 décembre. « Cela permet un changement graduel de la politique budgétaire afin de renforcer les revenus des foyers, soutenir le développement durable et faire face aux déficits chroniques de la protection sociale », a souligné le ministère des Finances.
La Grèce est sortie le 20 août des programmes de redressement dictés depuis 2010 par la zone euro et le FMI en échange de prêts d’un total de 289 milliards d’euros (329,34 milliards de dollars), mais elle reste soumise à un régime de « surveillance renforcée » de la part de la zone euro, au vu du montant de la dette publique, qui doit grimper en 2018 à 180,4 % du PIB.


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