Comment vous est venue l’idée de « Turtles » ?
En tant que membre de l’association, je passais du temps dans les locaux de Oum el-Nour et, un jour, j’ai vu les jeunes qui fabriquaient de petites tortues, en cadeau à l’Union européenne qui avait apporté son soutien pour la création d’ateliers. Je les entendais se comparer à ces tortues, justement, qui sortent progressivement de leurs carapaces, tout comme eux à l’issue de leur passage à Oum el-Nour, avant d’être réintégrés socialement, chose qui n’est pas sans difficulté également. Ce sont eux qui m’ont inspiré ce projet.
Vous avez donc pensé à Ghassan Zard…
C’était une évidence car Ghassan Zard a fait de la tortue l’une des œuvres emblématiques de sa prestigieuse carrière. Il nous a apporté un soutien sans failles en rejoignant l’aventure aussitôt et offrant son modèle aux artistes de Turtles pour qu’ils y ajoutent leur propre interprétation, ainsi que leur vision de ce qu’est Oum el-Nour. Nous sommes très reconnaissants, aussi, envers Nayla Kettaneh qui nous a offert l’espace de Plateform 39.
Comment avez-vous sélectionné les participants ?
L’idée était d’avoir des personnalités d’horizons différents, architectes, photographes, designers, et pas uniquement des artistes, afin de toucher un large public. Ce mélange a permis à l’exposition d’être non seulement variée de par l’esthétique des sculptures présentées, mais aussi par la multitude de visions, chaque participant ayant choisi un angle très particulier, oscillant de l’espoir à quelque chose de plus lourd. C’est ce qui fait, à mon avis, la richesse de cette exposition.


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