Photo d’illustration. IMTM/Bigstock
Au Liban, la confiance des consommateurs a légèrement augmenté de 1,5 % au troisième trimestre par rapport au précédent, avec une moyenne trimestrielle de 75,3 points, selon le dernier indice de confiance (ICC) Byblos Bank/AUB publié hier. En rythme mensuel, l’ICC avait d’abord baissé de 5,7 % en juillet par rapport au mois précédent, puis a quasiment stagné en août et en septembre. « Les facteurs principaux ayant impacté la confiance des consommateurs au troisième trimestre ont été les retards persistants et la procrastination dans la formation d’un nouveau gouvernement », a expliqué le directeur du département de recherches du groupe Byblos Bank, Nassib Ghobril, dans le communiqué. Six mois après la tenue des élections législatives de mai dernier, le Premier ministre désigné Saad Hariri peine toujours à obtenir un consensus politique en vue d’un nouveau gouvernement.
Pourtant, en mai 2018, la confiance des consommateurs atteignait son niveau le plus élevé depuis juillet 2010. « Les citoyens attendaient beaucoup des élections législatives car ils ont été amenés à croire que la nouvelle loi électorale améliorerait les performances des responsables politiques, et que ces derniers allaient mettre en œuvre des mesures concrètes pour améliorer leur qualité de vie. Au lieu de cela, ils ont découvert que la plupart des partis n’avaient guère changé, ce qui a entraîné une perte d’opportunités pour l’économie libanaise et alimenté des rumeurs sur la stabilité de la livre et l’état des finances publiques », a regretté Nassib Ghobril.
Le rapport indique également que 11,5 % des Libanais espéraient une amélioration de leurs conditions financières dans les six prochains mois (contre 11,9 % lors du trimestre précédent), tandis que 58,1 % pensaient qu’elles allaient empirer.
Les données de l’ICC sont recueillies par l’institut privé Statistics Lebanon à travers un sondage réalisé mensuellement auprès d’un échantillon aléatoire de 1 200 adultes de toutes les régions. Les niveaux affichés par l’ICC sont très inférieurs à leur niveau d’avant 2011, année durant laquelle le conflit syrien a éclaté.
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09 h 49, le 01 novembre 2018