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Liban - Conférence

Karl Marx, d’Enseinstein aux sœurs Washowski

L’USJ a organisé une série d’interventions sur la pensée du philosophe allemand à l’occasion du bicentenaire de sa naissance.


Comment comprendre la philosophie marxiste au XXIe siècle ? Comment peut-elle être représentée aujourd’hui? Sous des angles différents, c’est à ces questions que quatre universitaires ont apporté des réponses au cours d’une conférence organisée au campus des lettres et des sciences humaines de l’Université Saint-Joseph, rue de Damas.

Wissam Saadé et Mahmoud Baassiri, enseignant respectivement à l’Université Saint-Joseph et à l’Université américaine, ont présenté au public la vision qu’avait le philosophe français Michel Henry du marxisme. Celle-ci, fortement contestée, présente Karl Marx comme un penseur d’inspiration chrétienne, s’étant peu à peu éloigné d’une vision purement matérialiste du monde qui considère que tout phénomène, notamment la pensée et les rapports sociaux, n’est possible que par la matière, et non par un esprit qui existerait en soi. Pour Henry, en présentant la philosophie comme un outil de transformation du monde, Marx aurait dépassé l’opposition fondamentale entre la matière et l’esprit. Pour cela, il s’appuie notamment sur son essai, L’idéologie allemande, à la publication tardive, qui donne également une place plus importante à l’individu dans la société que dans les autres ouvrages du corpus marxiste.

De son côté, Toufic el-Khoury, professeur de cinéma, a exposé la représentation du marxisme et de Marx au cinéma. Dans ce cadre, il a présenté deux films. Le premier est un chef-d’œuvre absolu : Le Cuirassé Potemkine, de Sergueï Eisenstein, un film soviétique de 1925 qui traite de la mutinerie de marins dans la ville d’Odessa en 1905 et de sa répression par le pouvoir tsariste. Le second, Le jeune Karl Marx, sorti l’année dernière, est une biographie du philosophe couvrant sa vie de 1844 à 1848, année de la publication du Manifeste du Parti communiste, aux côtés de Friedrich Engels.

Enfin, la rencontre s’est clôturée par l’intervention du philosophe Jad Hatem. Pour montrer la représentation de l’opposition marxiste entre le travail vivant et le travail mort, c’est-à-dire le capital constant, il a choisi de s’appuyer sur deux œuvres de fiction. La première est le roman fantastique Dracula de Bram Stoker. Hatem a présenté ce personnage comme l’incarnation du système capitaliste : le vampire ne pouvant exister que par le sang des vivants, tel le capital par l’existence du travail des prolétaires. Il dresse ensuite un parallélisme similaire avec le film de science-fiction Matrix des sœurs Lana et Lily Wachowski, où des machines utilisent sans qu’ils le sachent l’énergie des humains afin qu’elles puissent perdurer...

Comment comprendre la philosophie marxiste au XXIe siècle ? Comment peut-elle être représentée aujourd’hui? Sous des angles différents, c’est à ces questions que quatre universitaires ont apporté des réponses au cours d’une conférence organisée au campus des lettres et des sciences humaines de l’Université Saint-Joseph, rue de Damas. Wissam Saadé et Mahmoud Baassiri, enseignant respectivement à l’Université Saint-Joseph et à l’Université américaine, ont présenté au public la vision qu’avait le philosophe français Michel Henry du marxisme. Celle-ci, fortement contestée, présente Karl Marx comme un penseur d’inspiration chrétienne, s’étant peu à peu éloigné d’une vision purement matérialiste du monde qui considère que tout phénomène, notamment la pensée et les rapports sociaux, n’est...
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