L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) a encore augmenté sa production de brut le mois dernier, tirée par l’Arabie saoudite et d’autres pays qui ont plus que compensé la chute enregistrée en Iran. La production totale de brut du cartel a progressé de 132 000 barils par jour en septembre, tirée par l’Arabie saoudite, la Libye et l’Angola, selon des sources secondaires (indirectes) citées par l’OPEP dans son rapport mensuel sur le pétrole. Elle a atteint un total de 32,761 millions de barils par jour (mbj).
Face à l’hypothèse d’une raréfaction de l’offre et d’une flambée des prix, le prince héritier saoudien Mohammad ben Salmane a récemment affirmé que Riyad était en mesure de compenser les baisses des exportations de brut iranien. L’OPEP a par ailleurs une nouvelle fois légèrement révisé à la baisse son estimation de la hausse de la demande de brut cette année et pour 2019. Elle anticipe ainsi une croissance de 1,54 mbj cette année pour une demande totale de 98,79 mbj. L’OPEP explique ce changement par un ralentissement en Amérique latine et au Moyen-Orient mais aussi en Europe de l’Ouest. Elle note ainsi une demande plus faible que ce qui était attendu pour le diesel en Allemagne et en France.

