Gouvernement : Arslane estime que Joumblatt ne cherche pas vraiment de compromis
OLJ /
le 10 octobre 2018 à 17h18
L'émir druze Talal Arslane. Photo Ani
Le chef du Parti démocratique libanais, l'émir druze Talal Arslane, n'a pas semblé convaincu mercredi par l'appel de son principal rival politique, Walid Joumblatt, à faire des concessions sur la représentation druze pour faciliter la formation du futur gouvernement, l'accusant de ne pas croire lui-même en un compromis politique.
Le leader druze Walid Joumblatt avait appelé dans un tweet au compromis, mais ajouté "gare aux nouveaux chevaux de Troie dans la formation du gouvernement". M. Joumblatt réagissait à l'annonce de M. Arslane, qui avait accepté mardi de présenter les noms de cinq ministrables parmi lesquels le président de la République Michel Aoun et le président du Parlement Nabih Berry choisiraient un nom, afin de faciliter la formation du gouvernement qui bute entre autres sur la représentation druze.
"Nous soutenons l'appel à un compromis sans se départir des principes", a répondu l'émir Talal Arslane sur son compte Twitter, avant de poursuivre, en s'adressant à Walid Joumblatt : "Le refus de chevaux de Troie est une façon d'appâter le mandat présidentiel actuel, une manœuvre de renard".
Dans des propos rapportés mercredi par le quotidien al-Joumhouriya, M. Arslane a assuré que personne ne lui avait proposé de solution pour le "noeud druze", assurant qu'il maintenait sa demande de pouvoir nommer l'un des trois ministres druzes, les deux autres étant désignés par M. Joumblatt.
Depuis qu'il a été chargé le 24 mai par le président de la République, Michel Aoun, de former le gouvernement, le Premier ministre désigné, Saad Hariri, se heurte aux revendications concernant le nombre de portefeuilles et leur répartition entre les différentes formations politiques. Mardi, M. Hariri avait exprimé l'espoir d'achever la formation de son équipe ministérielle d'ici dix jours.
Le chef du Parti démocratique libanais, l'émir druze Talal Arslane, n'a pas semblé convaincu mercredi par l'appel de son principal rival politique, Walid Joumblatt, à faire des concessions sur la représentation druze pour faciliter la formation du futur gouvernement, l'accusant de ne pas croire lui-même en un compromis politique. Le leader druze Walid Joumblatt avait appelé dans un tweet au compromis, mais ajouté "gare aux nouveaux chevaux de Troie dans la formation du gouvernement". M. Joumblatt réagissait à l'annonce de M. Arslane, qui avait accepté mardi de présenter les noms de cinq ministrables parmi lesquels le président de la République Michel Aoun et le président du Parlement Nabih Berry choisiraient un nom, afin de faciliter la formation du gouvernement qui bute entre autres sur la représentation...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.