Le leader druze libanais Walid Joumblatt. Photo d'archives REUTERS/Philippe Wojazer
Le leader druze libanais Walid Joumblatt a affirmé mercredi que son appel à faire des concessions pour former le prochain gouvernement ne signifiait pas un abandon des principes auxquels il est attaché, mettant en garde contre les nouveaux "chevaux de Troie" dans le prochain cabinet.
"L'appel à un compromis, comme je l'ai déjà indiqué, est requis de toutes les formations, mais cela ne signifie pas l'abandon des constantes, donc gare aux nouveaux chevaux de Troie dans la formation du gouvernement. (...) En espérant que cette clarification soit suffisante en ce moment politique", a écrit Walid Joumblatt sur son compte Twitter.
Le chef druze avait appelé lundi les différentes formations politiques à accepter les compromis afin de faciliter la formation du cabinet, soulignant que le pays ne pouvait plus attendre, surtout que la dette augmente de jour en jour. Mardi, Walid Joumblatt avait estimé que "le plan sur lequel la plupart des partis politiques se sont mis d'accord (...) est la porte d'entrée vers les réformes et constitue la base de la déclaration ministérielle du prochain gouvernement".
Le ministre des Déplacés et dirigeant druze Talal Arslan, rival de M. Joumblatt, avait annoncé mardi qu'il acceptait de présenter les noms de cinq ministrables parmi lesquels le président de la République Michel Aoun et le président du Parlement Nabih Berry choisiraient un nom, afin de faciliter la formation du gouvernement qui bute notamment sur la représentation druze et chrétienne.
Depuis qu'il a été chargé le 24 mai par le président de la République, Michel Aoun, de former le gouvernement, le Premier ministre désigné, Saad Hariri, se heurte aux revendications concernant le nombre de portefeuilles et leur répartition entre les différentes formations politiques, notamment druzes et chrétiennes. Mardi, M. Hariri avait exprimé l'espoir d'achever la formation de son équipe ministérielle d'ici dix jours.


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