Le PDG franco-libanais de Renault-Nissan-Mitsubishi Carlos Ghosn s’est dit hier « très heureux » du nouvel accord de libre-échange conclu entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, estimant qu’il allait permettre à l’alliance automobile de recommencer à investir dans ces deux derniers pays. Le groupe franco-japonais produit des véhicules Nissan aux États-Unis et au Mexique. La production automobile dans ce pays a décollé dans la foulée de l’accord de libre-échange Aléna conclu en 1994, permettant aux constructeurs d’assembler à moindre coût des véhicules destinés au marché américain.
« Franchement, nous sommes très heureux qu’il y ait eu un accord. Je peux vous dire qu’une absence d’accord aurait été dévastatrice pour le développement de nos opérations en Amérique du Nord », a ainsi affirmé M. Ghosn à des journalistes en marge du Mondial de l’auto à Paris. « Si l’on prend du recul, nous disposons désormais d’une visibilité pour les dix à vingt prochaines années, cela nous satisfait », a ajouté le dirigeant d’entreprise.
Le nouveau texte prévoit des règles incitant à se fournir en matériaux et composants aux États-Unis et en Amérique du Nord. Il prévoit aussi une provision forçant le Mexique à augmenter les salariés du secteur pour réduire les écarts avec les voisins du Nord mieux payés.

