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Économie

Une hausse de la production de pétrole possible, au moment « approprié »

Énergie
OLJ
24/09/2018

Une vingtaine de pays producteurs de pétrole unis depuis 2016 par un accord de limitation de la production étudieront une possible hausse de la production « au moment approprié », a assuré hier à Alger le ministre saoudien de l’Énergie. « Si l’équilibre entre l’offre et la demande reste satisfaisant, nous continuons de les surveiller de près et nous répondrons de manière appropriée et au moment approprié, autant que cela sera nécessaire », a indiqué Khalid al-Falih, président du Comité ministériel de suivi de cet accord (JMMC), semblant répondre aux pressions du président américain Donald Trump.

Offre « adéquate »

M. Trump a sommé samedi l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) de baisser les prix du pétrole, alors que de nouvelles sanctions américaines contre Téhéran devraient faire chuter les exportations iraniennes dans les mois à venir, diminuant d’autant l’offre d’or noir sur le marché mondial. « Il est primordial que nous continuions à prévoir et anticiper les changements dans l’équilibre de l’offre et la demande », a néanmoins également souligné M.

Falih, qui s’est dit favorable à des mesures pour « éviter une conjoncture qui rendrait les pays consommateurs nerveux et anxieux ». « Cela signifie notamment de fournir une offre adéquate et éviter toute pénurie sur le marché », a-t-il intentionnellement répété deux fois. Signataires fin 2016 d’un accord par lequel ils se sont engagés à limiter leurs extractions pour faire remonter les cours du brut, une vingtaine de pays, dont plusieurs membres de l’OPEP, se sont réunis hier à Alger pour jauger l’état du marché mondial et éventuellement amender l’accord. Parmi ces pays figurent l’Arabie saoudite et la Russie, deux des trois plus grands producteurs mondiaux avec les États-Unis. Riyad et Moscou ont appelé en juin à modifier l’accord pour pouvoir augmenter leur production et compenser les pertes causées par les sanctions américaines contre l’Iran, membre fondateur de l’OPEP et autre signataire de l’accord. Le représentant de l’Iran à l’OPEP, Hossein Kazempour Ardebili, qui dirige la délégation iranienne à Alger, a indiqué que son pays continuait « à produire (sa) part de production » et a dit s’attendre à ce que les pays clients de l’Iran « exercent leur souveraineté et ne se plient pas aux instructions de Trump ».

De son côté, le ministre iranien du Pétrole a dit espérer que les membres de l’OPEP ne céderaient pas aux « menaces » de Donald Trump et qu’ils n’obéiraient « pas à ses ordres », lors de leur réunion hier à Alger, a rapporté l’agence Shana. « J’espère que le résultat de cette réunion ne sera pas affecté par les menaces du président Trump », a déclaré Bijan Namdar Zanganeh, cité par l’agence Shana, qui dépend du ministère du Pétrole iranien. La production pétrolière de l’Iran a atteint ses plus bas niveaux depuis juillet 2016. De grands clients comme l’Inde ou la Chine ont pris leurs distances avec Téhéran, en raison d’un second round de sanctions contre le secteur énergétique iranien qui devraient se concrétiser d’ici à début novembre.

Production US en hausse

En parallèle, l’OPEP a indiqué dans un rapport publié hier que la production de pétrole aux États-Unis sera encore plus importante que prévu dans les prochaines années. Le rapport anticipe aussi une nette croissance de la demande mondiale d’or noir à long terme.

L’offre mondiale d’hydrocarbures liquides (pétrole, gaz naturel liquéfié, etc.) devrait croître de 98,4 millions de barils par jour (mbj) cette année à 104,7 mbj en 2023, pour atteindre 111,9 mbj en 2040.

Ces chiffres sont légèrement supérieurs à ce qu’indiquait le cartel l’an dernier, et la différence provient du dynamisme attendu de la production d’or noir dans les pays non membres du cartel, surtout les États-Unis. L’offre des pays n’appartenant pas à l’OPEP est attendue en hausse de 8,6 mbj à 66,1 mbj entre 2017 et 2023, portée par une demande plus importante et des prix du pétrole plus élevés, détaille le rapport.

Toutefois, la production de ces pays devrait atteindre un pic à la fin des années 2020, permettant au brut pompé dans les pays du cartel, qui aura eu tendance à baisser à moyen terme, de repartir vigoureusement à la hausse.

Source : AFP

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