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Liban

Le ministère de l’Agriculture sera doté d’un système de surveillance des contaminants

Sécurité sanitaire des aliments

Le projet est financé par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

N. M. | OLJ
19/09/2018

Le ministère de l’Agriculture sera désormais doté d’un système de surveillance des contaminants qui lui permettra de surveiller toute la chaîne agroalimentaire et de mettre en place une stratégie pour la prévention des risques dans ce secteur.

D’une valeur totale de 275 000 dollars, le projet est entièrement financé par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour une durée de deux ans. Il a été lancé hier au cours d’une cérémonie organisée en présence notamment du ministre Ghazi Zeaïter et du représentant de la FAO au Liban, Maurice Saadé.

Le projet a pour objectif d’« établir un système de surveillance pérenne des contaminants et de renforcer les capacités des équipes du ministère pour le gérer », explique à L’Orient-Le Jour Marie-Louise Hayek, directrice du projet à la FAO. Pour mettre en place ce système, il va falloir « baser l’approche sur l’évaluation des risques », poursuit-elle, soulignant qu’à cet effet, une base de données sera créée au sein du ministère. Une unité d’experts procédera à « l’évaluation et l’analyse des risques ». Les priorités pourront ainsi être identifiées et une stratégie de prévention développée en conséquence.

Pour mener à bien ce projet, le travail se fera sur trois axes. « Nous allons commencer par collecter toutes les études menées sur le secteur agroalimentaire au Liban au niveau des universités, des institutions de recherche et des ministères, souligne Mme Hayek. Sur base de ces études, les risques seront identifiés et une liste des priorités pour l’intervention établie. » Ce travail permettra de développer la base de données qui sera « centralisée au ministère de la Santé », note Mme Hayek. Dans un troisième temps, le programme sera testé « par le biais d’un projet pilote réalisé sur deux ou trois contaminants, aliments ou produits agricoles ». À cet effet, les équipes du ministère dans les différentes régions du pays seront formées aux techniques d’échantillonnage (la manière de prélever les échantillons, la façon de mener les analyses dans les laboratoires, etc.).
« Ce système de surveillance permettra de mieux orienter les producteurs pour éviter la contamination des aliments, constate Mme Hayek. Par ailleurs, il permettra aussi d’orienter la recherche scientifique universitaire dans le sens où des études pourront être menées de manière à combler le manque qui pourrait être ressenti lors de la collecte des informations. »

Dans une allocution, M. Saadé a souligné que ce projet permettra au ministère de « développer une stratégie nécessaire pour évaluer la sécurité sanitaire des aliments et de mettre en place un plan pour lutter contre les problèmes dans ce secteur au lieu de travailler au cas par cas ».

De son côté, M. Zeaïter a assuré que la sécurité sanitaire des aliments est une priorité. Il a aussi mis l’accent sur les efforts menés par son ministère pour surveiller et contrôler la production locale et les produits importés, notant dans ce cadre que « le Liban importe près de 80 % de ses aliments ».

Le Parlement avait voté, en 2015, une loi sur l’hygiène alimentaire, en vertu de laquelle la Commission libanaise pour la sécurité des aliments sera créée. Cet organisme indépendant et rattaché au Conseil des ministres devrait être chargé de contrôler tout ce qui touche de près ou de loin à l’alimentation. La commission devrait être formée de six experts nommés par le Conseil des ministres. À ce jour, elle n’a néanmoins toujours pas été créée. Dans une interview accordée à L’Orient-Le Jour, l’ancien président de la commission parlementaire de la Santé, Atef Majdalani, avait noté qu’« on raconte que le conflit concernerait la confession du président de la commission ».

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