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TSL : Celui qui a tué Rafic Hariri en paiera le prix, répète Saad Hariri

Liban
OLJ
12/09/2018

Le Premier ministre libanais, Saad Hariri, a réaffirmé mercredi que les assassins de son père, l'ex-Premier ministre Rafic Hariri, tué le 14 février 2005 dans un attentat à la bombe, "en paieront le prix", alors que la dernière étape du procès devant le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), dans la banlieue de La Haye, a commencé.

"Celui qui a assassiné Rafic Hariri en paiera le prix tôt ou tard, et au final ce qui compte c'est le pays", a affirmé Saad Hariri, lors d'une discussions avec des journalistes à la Maison du Centre à Beyrouth.

"Nous voulons poursuivre le parcours de Rafic Hariri, et en même temps, nous sommes conscients des défis, mais la justice est la justice. Il y a des divergences de points de vue et des divisions, qu'allons nous faire dans ce cas ? Allons-nous saboter le pays ou œuvrer à le préserver ? Certains veulent saboter le pays, alors que d'autres veulent le réformer et maintenir sa stabilité. Je fais partie des personnes qui veulent la stabilité du pays", a ajouté M. Hariri. "Le seul fait de connaître la vérité est la porte d'entrée vers la justice", a-t-il estimé.

"(...) Les choses ont changé, toutes les formations politiques ont changé (leur position vis-à-vis du TSL), même ceux qui étaient contre le tribunal. Il y a désormais plus de prise de conscience et toutes les formations agissent en vertu de ce principe", a souligné Saad Hariri.

"Certains personnes qui doutent du TSL méritent qu'on leur réponde. D'autres ne le méritent pas. Le tribunal a fait preuve de professionnalisme dans son travail, et ceci est une réalité qui doit être prise en considération par tous", a-t-il conclu.

L'accusation a poursuivi mercredi son réquisitoire devant le TSL dans le cadre de la dernière étape du procès dans l’affaire de l’assassinat de Rafic Hariri, se concentrant sur l'attribution des lignes téléphoniques à chacun des quatre accusés, rapporte notre correspondante sur place, Sandra Noujeim. Durant l'audience de mardi, l'accusation avait effectué un exposé technique afin de montrer la fiabilité, selon elle, des éléments de preuve basés sur les données téléphoniques, en référence aux quatre réseaux téléphoniques utilisés par les accusés.

La lecture des déclarations de clôture devant le TSL doit durer deux semaines et marque la dernière phase du procès des suspects, tous membres du Hezbollah, plus de 13 ans après l'attentat dans le centre de Beyrouth, le 14 février 2005.

Rafic Hariri, Premier ministre sunnite du Liban jusqu'à sa démission en octobre 2004, a été tué en février 2005, lorsqu'un kamikaze a fait exploser une camionnette bourrée d'explosifs au passage de son convoi blindé sur le front de mer de Beyrouth. L'attaque a coûté la vie à 21 autres personnes et a fait quelque 226 blessés. Le tribunal doit se prononcer sur le rôle de quatre hommes soupçonnés d'être à l'origine de la mort de Rafic Hariri.

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