Toyota souhaiterait lancer un premier véhicule autonome d’ici à 2020. Photo AFP
Le constructeur automobile japonais Toyota a annoncé hier un investissement de 500 millions de dollars dans Uber, renforçant son alliance avec le groupe américain de voitures avec chauffeur (VTC) dans l’objectif de développer ensemble des véhicules autonomes.
Les deux sociétés, qui vont combiner leurs technologies respectives dans des véhicules spécifiquement conçus par Toyota, prévoient « le début des déploiements pilotes en 2021 », selon un communiqué du géant nippon. « Des centaines de voitures » seront concernées dans un premier temps, a précisé un porte-parole. « Ce partenariat jouera un rôle essentiel dans la réalisation de la conduite autonome à grande échelle », estime Toyota qui avait déjà investi dans Uber en 2016 via sa filiale Toyota Financial Services pour un montant non divulgué.
Le nouvel accord « marque une étape importante dans notre transformation en une société de mobilité », s’est félicité Shigeki Tomoyama, vice-président exécutif du constructeur. Toyota multiplie les investissements et les alliances afin de transformer son groupe, actuellement simple fabricant de voitures, en fournisseur de services, dans une industrie en pleine mutation technologique. Il se prépare ainsi à affronter la concurrence des entreprises de la Silicon Valley, qui planchent sur le développement des véhicules sans conducteur.
« Après un démarrage peut-être un peu difficile, Toyota met les bouchées doubles dans la technologie autonome », a commenté Hans Greimel, expert d’Automotive News basé au Japon. Au-delà de cette alliance avec Uber, « ils réorganisent l’ensemble de leur chaîne de fournisseurs », avec par exemple l’annonce lundi d’une co-entreprise par quatre de ses sociétés affiliées, dont Aisin Seiki et Denso.
Uber a salué « un accord qui représente une première » pour le groupe et le valorise à 72 milliards de dollars d’après des informations de presse.
Source : AFP

