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Sport - Tennis

Entre Wimbledon et l’US Open, Serena Williams au creux de la vague

La joueuse américaine a été sortie au 1er tour du tournoi de San José par sa rivale britannique Johanna Konta.

Johanna Konta a sèchement battu (6-1, 6-0) Serena Williams à San José, en 51 minutes chrono. Ezra Shaw/Getty Images/AFP

Serena Williams, finaliste du dernier Wimbledon mais éliminée sèchement au 1er tour à San José (Californie, États-Unis), vit une période délicate de sa carrière de joueuse et de sa vie de mère de famille. « J’ai tellement de choses à gérer que je n’ai pas le temps de m’appesantir sur cette défaite, d’autant que je n’étais clairement pas à mon meilleur niveau », a-t-elle confié après avoir été battue par la joueuse britannique Johanna Konta (48e mondiale) en deux sets secs (6-1, 6-0).
L’Américaine aux 23 titres du grand chelem, qui court toujours après le record de la joueuse australienne Margaret Smith Court (24 sacres), a encaissé 12 jeux de suite, balayée en 51 minutes chrono. Jamais depuis ses débuts en 1995 Serena Williams n’avait marqué moins de deux jeux lors d’un match. Trois fois victorieuse à San José (2011, 2012 et 2014), Serena n’avait jamais perdu contre Konta, qu’elle avait battue (6-2, 6-3) en quarts de finale de l’édition 2017 de l’Open d’Australie. « Elle a mieux joué qu’il y a 18 mois, tant mieux pour elle », a déclaré une Williams fair-play.
À bientôt 37 ans – en septembre – et à moins d’un mois de l’US Open (27 août-9 septembre), la cadette des sœurs Williams n’avait plus joué en match officiel depuis sa finale perdue, le 14 juillet, sur le gazon londonien contre la joueuse allemande Angelique Kerber (6-3, 6-3). Ancienne n°1 mondiale, Serena n’est plus que 26e au classement de la WTA, mais elle a une bonne excuse : elle a passé la plus grande partie de 2017 à préparer la naissance de son premier enfant, la petite Alexis Olympia, au terme d’une grossesse compliquée. Et elle a bien failli mourir.

Discriminée
« Tout a mal tourné », disait-elle en janvier au magazine Vogue. Des caillots de sang dans les poumons, alors qu’elle avait été hospitalisée pour une embolie pulmonaire en 2011, cicatrice de césarienne rouverte à cause de fortes quintes de toux, hématome à l’abdomen… La grande star du tennis féminin a dû rester alitée durant six semaines, après une opération risquée. « Quand elle est partie pour le bloc opératoire, je l’ai embrassée, je lui ai dit au revoir. Mais je ne savais pas si elle allait revenir (en vie) », a révélé son mari Alexis Ohanian, fondateur du site communautaire Reddit. La convalescence fut plus compliquée que prévu et le retour, retardé de janvier à mars, s’était révélé lui aussi complexe à Indian Wells et Miami (2 défaites, 2 victoires).
Comme si cela ne suffisait pas, l’Américaine s’estime « discriminée » par les autorités antidopage. Elle se dit même « choquée », car elle juge qu’on la contrôle « plus souvent que les autres joueuses ». Et elle le prouve : cinq tests en juin, affirme Serena, contre zéro ou un pour d’autres joueuses majeures. « Ça y est, c’est encore à moi d’être testée au hasard. C’est comme si on ne testait que Serena », a-t-elle tweeté fin juillet, dix jours après la finale de Wimbledon. En ajoutant avec humour : « L’avantage, c’est que je montre que ce sport reste propre. #StayPositive. » Pour continuer à penser positif, l’Américaine peut s’appuyer sur le reste de son palmarès : 72 tournois remportés, plus de 86 millions de dollars de prix encaissés, sans compter les contrats publicitaires.
À New York, à partir de fin août, la Floridienne tentera une nouvelle fois d’égaler le record de titres majeurs de Margaret Smith Court, la championne légendaire des années 1960-1970. Elle en est capable.

Source : AFP

Serena Williams, finaliste du dernier Wimbledon mais éliminée sèchement au 1er tour à San José (Californie, États-Unis), vit une période délicate de sa carrière de joueuse et de sa vie de mère de famille. « J’ai tellement de choses à gérer que je n’ai pas le temps de m’appesantir sur cette défaite, d’autant que je n’étais clairement pas à mon meilleur niveau », a-t-elle confié après avoir été battue par la joueuse britannique Johanna Konta (48e mondiale) en deux sets secs (6-1, 6-0).L’Américaine aux 23 titres du grand chelem, qui court toujours après le record de la joueuse australienne Margaret Smith Court (24 sacres), a encaissé 12 jeux de suite, balayée en 51 minutes chrono. Jamais depuis ses débuts en 1995 Serena Williams n’avait marqué moins de deux jeux lors d’un match. Trois...
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