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Assad : Les forces russes sont nécessaires en Syrie à long terme

Syrie

"Idleb est désormais notre but, mais ce n'est pas le seul", déclare le président syrien.

OLJ/Agences
27/07/2018

Le président syrien Bachar el-Assad a déclaré jeudi dans une interview à des médias russes que les forces russes étaient nécessaires en Syrie à long terme, et pas seulement pour combattre le terrorisme.
"Les forces armées russes sont nécessaires à l'équilibre dans notre région, au moins au Moyen-Orient, jusqu'à ce que l'équilibre politique mondial évolue. Et cela pourrait bien ne pas arriver, on ne peut pas savoir. Aussi sont-elles importantes et nécessaires", a-t-il dit, cité par l'agence de presse Interfax. Il rappelle que l'accord conclu par la Russie avec la Syrie sur la base militaire de Hmeimim porte sur une durée de plus de 40 ans, ce qui traduit le fait que la relation entre les deux pays s'inscrit sur le long terme, écrit Interfax.

Le retour rapide des réfugiés en Syrie est le principal dossier en discussion entre Damas et Moscou, ajoute M. Assad que cite l'agence. "Nous invitons les réfugiés, notamment les Syriens qui avaient des entreprises ici, à revenir", continue le président syrien.


(Lire aussi : Le Liban salue l’initiative de rapatriement des réfugiés syriens initiée par la Russie)


Sur le terrain, la nouvelle priorité du régime est de reprendre la province d'Idleb (nord-ouest), actuellement contrôlée par les rebelles et des jihadistes, a-t-il également affirmé. Située dans le nord-ouest de la Syrie, près de la frontière turque, la province d'Idleb est presque totalement entourée de territoires contrôlés par le régime d'Assad et abrite entre autres des rebelles qui sont venus s'y réfugier dans le cadre d'accords de reddition. "Idleb est désormais notre but, mais ce n'est pas le seul", a déclaré le président Assad, cité par les agences de presse de Russie, allié stratégique de Damas qui intervient militairement à ses côtés depuis 2015.
"L'armée, et c'est à sa discrétion, décidera des priorités et Idleb est l'une de ses priorités", a ajouté le dirigeant syrien. "Il y a bien entendu des territoires dans la partie orientale de la Syrie qui sont contrôlés par différents groupes (...) nous allons donc avancer dans toutes ces régions", a-t-il ajouté.


(Lire aussi : Le Liban et l’initiative russe : une occasion à ne pas rater, le décryptage de Scarlett Haddad)


Liquider les Casques blancs
Des combattants affiliés au groupe armé Etat Islamique (EI) conservent encore quelques poches désertiques dans l'est du pays, le long de la frontière avec l'Irak, alors que le régime syrien a repris le contrôle récemment de la Ghouta, région située à proximité de Damas.
"Maintenant que nous avons libéré la Ghouta, nous allons en finir avec la libération du sud-ouest de la Syrie", près des frontières avec la Jordanie et Israël, où sont bloqués des Casques blancs qui viennent au secours des victimes d'attaques et de bombardements en zones rebelles. Or Israël a aidé dimanche plus de 400 de ces secouristes bénévoles et leurs familles à rejoindre la Jordanie. Mais quelque 650 membres des Casques blancs, accusés par Damas d'être liés à des groupes jihadistes, sont bloqués dans le sud syrien, a indiqué le groupe dans un communiqué, soulignant qu'une deuxième évacuation n'était pas prévue.
"Ou bien ils rendent les armes dans le cadre de l'amnistie en vigueur depuis quatre ou cinq ans, ou bien ils seront liquidés comme les autres terroristes", a déclaré le président syrien.


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Chammas frederico

.enfin un "parrain crédible" pour l'onction d'une Syriebrenaissante

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

LES RUSSES SONT ANCRES ET ACCEPTES. LES IRANIENS ET LEURS ACCESSOIRES NE LE SONT PAS.

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