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Économie

Beyrouth toujours très chère pour les expatriés, selon Mercer

Classement
OLJ
27/07/2018

Les années passent, mais la capitale libanaise ne perd pas sa réputation de ville chère pour les expatriés. Beyrouth a en effet été classée 65e ville la plus chère du monde pour les étrangers qui souhaitent y vivre sur 209 destinations retenues dans la dernière édition de l’étude annuelle publiée chaque été par le cabinet américain Mercer.
Malgré un recul de 13 places par rapport au classement 2017, principalement lié à la dépréciation du dollar sur le marché des changes entre 2017 et 2018 et à la baisse des prix des loyers, selon Mercer, Beyrouth reste la 4e ville arabe la plus chère sur les 17 retenues par les auteurs du classement. La livre libanaise est arrimée au dollar depuis plus de vingt ans.

Loisirs plus chers qu’à New York
Réalisé en mars 2018, le classement est construit à partir des résultats d’enquêtes évaluant le coût du logement, de l’alimentation, des vêtements, des transports et des loisirs, à travers 200 postes de dépenses dans 375 villes du monde, qui sont ensuite comparées à leur équivalent à New York. Les 209 cités les plus chères sont ensuite retenues pour être classées. L’étude de Mercer permet notamment aux multinationales de déterminer les compensations financières qu’elles doivent accorder à leurs collaborateurs expatriés en fonction des villes où ils sont dépêchés. Si la Grande Pomme est la 13e ville la plus chère pour les expatriés cette année (soit 4 places de moins qu’en 2017), les prix des loisirs, du sport, des transports et des services publics y sont par exemple moins chers pour les expatriés qu’ils ne le sont à Beyrouth.
Parmi les villes arabes incluses dans l’étude, seules Dubaï (26e ; 7 places de moins qu’en 2017), Abou Dhabi (40e ; -18) et Riyad (45e ; +7) sont évaluées comme étant plus chères que la capitale libanaise. Les quatre villes les moins chères du monde arabe sont Le Caire (188e ; + 5), Nouakchott (194e ; +5), Alger (195e ; +8) et Tunis (208e ; -1). Au niveau des voisins directs du Liban, Tel-Aviv reste au 16e rang, tandis que Limassol n’est que 153e (+20 places).

En haut de tableau, Hong Kong n’a eu besoin que de gravir une petite marche pour ravir la première place du classement à Luanda, qui se retrouve 6e. Tokyo et Zurich complètent le podium mondial en progressant chacune d’un cran également. Tachkent (Ouzbékistan) a pour sa part dégringolé de pas moins de 86 places en un an pour se retrouver en dernière position. L’Ouzbékistan est en période de transition économique depuis le décès du président Islam Karimov en septembre 2016, avec notamment un passage à un régime de change flottant en 2017.

Au début de l’année, Eurocost international, un cabinet basé au Luxembourg et spécialisé dans les études sur le coût de la vie, avait classé Beyrouth au 8e rang mondial des villes les plus chères pour les expatriés, avec une méthodologie différente de celle de Mercer. En avril, le cabinet américain avait placé la capitale au 181e rang sur 231 en termes de qualité de vie.



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Jack Gardner

Beyrouth is over rated, tout est chèr! aucun rapport qualité prix...cest simple, pas de qualité!

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

EN FAIT LE LIBAN EN GENERAL DEVIENT PLUS CHER QU,AVANT MAIS ON PEUT TOUJOURS TROUVER DES LIEUX DE LOISIR ET DE RESTAURANTS A SON BUDGET !

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