Photo D.R.
C’est fait : après sa victoire chez lui, dans sa patrie d’adoption, les Pays-Bas, Karim Farès voit sa sérénité décuplée à moins de deux mois des 8es Jeux équestres mondiaux, en septembre à Tyron, aux États-Unis, où il représentera le Liban.
C’était la semaine dernière, du 19 au 22 juillet, pour le concours de saut international CSI Zuidwolde, aux Pays-Bas. Pour se qualifier, Karim Farès a dû sortir le grand jeu. Sur pas moins de 120 cavaliers ayant participé aux épreuves de qualification, seuls les 50 premiers ont pu concourir pour le Grand Prix. Venus d’un peu partout – Grande-Bretagne, Danemark, États-Unis, Allemagne, Suède, Norvège, Russie, Pologne, Belgique, Italie, Finlande ou Irlande–, ils se sont fait coiffer au poteau par le Libanais et son cheval de Grand Prix, Captain Z.
Dimanche dernier, pour le premier tour, seuls 7 sans-faute sur le parcours ont été enregistrés sur les 50 partants. Au second tour, appelé également le barrage (où il faut rester sans faute et avoir le meilleur temps), Karim Farès et Captain Z faisaient à nouveau un sans-faute avec le temps le plus rapide, devant les six autres postulants. Le champion libanais était même devant Joe Clee (en deuxième position), un cavalier britannique qui avait représenté le Royaume-Uni aux derniers Jeux olympiques et championnat du monde.
L’hymne libanais
« Le concours international de saut d’obstacles de Zuidwolde se tient à 500 mètres de ma maison, c’est un peu mon home horse show, et il était important de bien faire devant mon public », sourit Karim Farès, interrogé par L’Orient-Le Jour au téléphone. « Cette victoire revêtait une importance primordiale pour moi. J’ai d’ailleurs eu droit à une standing ovation de 5 minutes de la part d’un public extraordinaire, avec un tour d’honneur sur Captain Z et un discours du maire du village de Zuidwolde, qui a expliqué et confirmé au public que j’étais désormais un expatrié libanais adopté par Zuidwolde. Il a même dit que ma victoire était considérée comme une victoire néerlandaise. Évidemment, l’hymne national libanais a retenti haut et fort sur le terrain du concours avec le lever du drapeau libanais. C’était un moment très émouvant… », relève encore le champion, à qui il reste encore une étape de préparation avant de s’envoler en septembre pour Tyron, aux États-Unis, où il portera haut les couleurs et les chances du Liban au prochain championnat du monde d’équitation.
D. L.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine