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Julia Boutros signe un retour fracassant à Tyr

Musique

Sur une scène au setup et à l’éclairage saisissants, accompagnée de 165 choristes et musiciens, la chanteuse est apparue devant la marée humaine en confiant : « Je ne sais pas si la mer de Tyr est bien derrière moi ou en face de moi ». 

B.M. | OLJ
22/07/2018

Grande affluence hier soir, et dès l'après-mlidi, dans les ruelles de Tyr où une nette effervescence était perceptible à l’occasion du concert de Julia Boutros, dont les billets s’étaient écoulés en quelques heures seulement après leur mise en vente. Sous l’intitulé « Julia revient à Tyr », plus de 14 000 personnes se sont rassemblées pour accueillir leur idole près des ruines imposantes de la cité romaine. Sur une scène au setup et à l’éclairage saisissants, accompagnée de 165 choristes et musiciens, Julia Boutros est apparue devant la marée humaine en confiant : « Je ne sais pas si la mer de Tyr est bien derrière moi ou en face de moi ». Habillée en Elie Saab, Julia qui se produit pour la première fois à Tyr après des concerts en 1991 et en 1995, a chanté ses chansons les plus récentes comme « Bukra Chi Nhar » et « Ma Baddi », mais aussi tous ses anciens tubes qui reflétaient généralement des scènes de la vie quotidienne des Libanais, dans un dialecte simple et peu recherché. « Ya Ossas », « Yawman Ma », « Aala Ma Yabdou », « Deblou Ouyouno », « Wayn Msafer », « Jawwaz Bentou » et bien d’autres chansons, ont tour à tour créé l’émotion d’un public chaleureux qui connait bien l’artiste.




Visiblement très émue tout au long du concert, Julia Boutros n’a pu empêcher ses larmes de couler en remerciant sa mère, mais aussi son père, présent aux premiers rangs. « Papa a toujours été le dernier à me tenir la main avant que je monte sur scène, a-t-elle raconté. Il a ensuite confié cette mission à mon mari Elias (Bou Saab), puis à ma sœur Sophie, depuis qu’Elias est trop occupé. Je ne le vois plus jamais ! » Le député Bou Saab était pourtant présent aux côtés du président de la Chambre Nabih Berry et de son épouse Randa Berry, venus assister au concert. La chanteuse à la voix chaleureuse et claire, connue surtout pour sa carrière engagée et pour son parti pris pour la Résistance, a chanté pour le Liban-Sud, prouvant peut-être que la plus forte des résistances est d'ordre culturel. Elle a ainsi interprété « Ghabit Chames El Hak », « Ya Souwar El Ared », « Ahebaii », et son idyllique « Ana Betnaffas Horiyyi », tous mis en musique par son frère Ziad Boutros.




Julia Boutros, c’est en fait et surtout une histoire de famille adoptée par un pays. L'artiste connait depuis quelques années un grand regain de popularité, réussissant à se positionner parmi les grands. Elle se produira une nouvelle fois ce soir à Tyr, à la demande générale. Une cinquantaine de billets seulement sont encore disponibles.                                   

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