X

Économie

Indice mondial de l’innovation : le Liban dévisse au classement

Rapport
P. H. B. | OLJ
12/07/2018

Le Liban a perdu pas moins de neuf places au classement annuel de l’indice mondial de l’innovation (Global Innovation Index, GII), publié mardi soir par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), l’Université Cornell et l’école de management française Insead. Lancé en 2007, l’indice GII cherche à mesurer les capacités et les performances des pays étudiés en matière d’innovation en tenant compte d’une dizaine de critères, évalués sur 100 points.
Avec un score de 28,22 points sur 100, le Liban occupe désormais la 90e place sur 126 pays du monde retenus, alors qu’il était classé au 81e rang en 2017 (sur 127 pays), avec un total de 30,64 points. La note du Liban est en outre inférieure à la moyenne mondiale qui s’élève à 36,67 points dans un classement dominé cette année encore par la Suisse (68,40 points), devant les Pays-Bas (63,32) et la Suède (63,08). Avec 53,06 points, la Chine fait son entrée dans le top 20, en 17e position.

Baisse des performances
Le Liban conserve toutefois sa 14e place au classement régional, qui réunit 19 pays de la zone « Afrique du Nord, Asie de l’Ouest » (qui correspond peu ou prou à la zone Mena) et dont la moyenne atteint 33,76 points. Israël occupe la première place de ce classement avec un score de 56,79 points et se cale au 11e rang, soit 6 places de mieux qu’en 2017. Le podium est complété par Chypre, 29e mondial avec 47,83 points et une place de mieux glanée en un an, devant les Émirats arabes unis, 38e avec 42,58 points, soit trois crans en dessous de son classement en 2017. Avec 15,04 points, le Yémen occupe la dernière place au niveau global. Enfin bien que derrière le Liban avec 27,16 points, l’Égypte, 15e régional, a gagné 10 places en un an et pointe désormais au 95e rang mondial.
La baisse du score global du Liban est essentiellement liée à celle de ses performances en matière d’innovation. Le sous-indice mesurant les capacités du pays n’a en effet que légèrement reculé, passant de 37,99 points en 2017 à 37,74 cette année – et une 87e place conservée d’une année sur l’autre dans ce classement secondaire. En revanche, le Liban a décroché de pas moins de 16 places au classement du sous-indice mesurant ses performances, avec un score de 18,70 points contre 23,28 un an plus tôt et une inquiétante 94e place en 2018.
L’instabilité de l’environnement politique, la précarité de l’environnement des affaires et la qualité des infrastructures font partie des points les plus mal notés au niveau des capacités. En termes de performances, les auteurs du classement identifient notamment la faiblesse du capital immatériel et la productivité en matière de développement des compétences et des nouvelles technologies.

P. H. B.

À la une

Retour à la page "Économie"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Dernières infos

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué