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Après la débâcle sud-américaine, duel entre Bleus et Diables rouges

Football / Coupe du monde – Demi-finales
OLJ/AFP
07/07/2018 | 00h00

En 1998, Didier Deschamps était champion du monde sur le terrain. Vingt ans plus tard, il conduit à nouveau la France en demi-finales d’une Coupe du monde, en tant que sélectionneur des Bleus cette fois. Ce sera contre la Belgique, qui a dominé le Brésil. Avec la sortie de la Seleção, après celle de l’Uruguay face à la France, cette Coupe du monde devient exclusivement européenne, les sélections restantes venant toutes du Vieux Continent.

Il y a quatre ans, Raphaël Varane avait été battu dans les airs par Mats Hummels et la France avait été éliminée (1-0) par l’Allemagne en quarts de finale du Mondial 2014 au Brésil. Longtemps, ce duel perdu lui a été reproché. Mais il a bien appris la leçon. Cette fois, c’est lui qui a pris le dessus pour placer une tête décroisée pour l’ouverture du score (1-0, 40e) contre l’Uruguay. « C’est de la joie, de la joie à l’état pur, c’est magnifique. J’avais dit à Antoine (Griezmann) de me la mettre là avant le coup franc et il me l’a mise parfaitement. J’ai plutôt bien choisi mon moment pour mettre un but, c’est que des émotions », s’est réjoui le défenseur du Real Madrid sur TF1. Tireur de ce coup franc, Griezmann a inscrit le second but français, bien aidé par une grosse faute de la main de Fernando Muslera, le gardien de la Celeste (2-0, 61e). Il ne l’a pas fêté, « par respect par rapport à mes amis uruguayens, qui m’ont aidé lors de mes débuts professionnels », a-t-il confié lui aussi sur TF1.


(Lire aussi : Dernière affiche : Suède-Angleterre)


La messe était dite. On a même vu une scène hallucinante : sur un autre coup franc tiré par Griezmann, Jose-Maria Gimenez, défenseur rugueux de l’Uruguay (et partenaire de « Grizou » à l’Atlético Madrid), a fondu en larmes à quelques minutes de la fin. Il avait compris que sa Celeste ne pourrait pas prétendre à une troisième étoile cette année. Il l’avait peut-être même compris au coup d’envoi, quand l’Uruguay n’a pu aligner son attaquant Edinson Cavani, blessé à un mollet. Mais à l’issue du match, l’attaquant Luis Suarez a assuré que le forfait de Cavani, meilleur buteur de la Celeste dans ce Mondial, n’est « pas une excuse » pour expliquer l’élimination. « Edinson (Cavani) est essentiel pour nous parce que c’est un joueur de grande classe, mais Cristhian (Stuani) et Maxi (Gomez) ont joué et ont tout donné », a lancé le « Pistolero » du Barça, sans solution face à la défense des Bleus sans son collègue, auteur de trois buts en Russie. Suarez, âgé de 31 ans, quitte donc la Coupe du monde, où il a franchi le cap des 100 sélections (il en est à 104 désormais), avec deux buts. « Je suis satisfait par l’effort, l’orgueil que nous avons démontré aujourd’hui comme équipe. Être dans les huit meilleures équipes du monde n’a rien de facile », a-t-il conclu.

Pour la France, qui jouera sa demi-finale mardi prochain à Saint-Pétersbourg, tous les espoirs sont permis. « On est dans le dernier carré de la Coupe du monde, je suis très fier pour mon groupe (...). Il y a six jours, il y a eu un gros match (contre l’Argentine) et sur le plan psychologique on était un peu sur notre nuage. Et d’avoir remis les pendules à l’heure, c’est beau », s’est félicité le sélectionneur Deschamps – capitaine de l’épopée de 1998 –, également sur TF1. « Fier d’être Français ! » a-t-il encore lâché, avant d’ajouter : « Dans tous les cas, ce ne sera pas une Coupe du monde ratée, ça c’est sûr, maintenant on va attendre notre adversaire. On verra bien ce qui se passe. Aujourd’hui, l’important, c’est qu’on n’a pas eu de blessés, pas eu de deuxième carton jaune aussi. Je vais récupérer Blaise (Matuidi), donc j’aurai tout le monde disponible pour la demi-finale. Elle vient vite, c’est dans quatre jours. » 

Neymar rejoint Messi et consorts
Dans le second match de la journée, la Belgique menait (2-0) contre le Brésil à la mi-temps. Fernandinho a marqué contre son camp (13e minute) et Kevin de Bruyne a aggravé la marque d’une superbe frappe (31e) pour les Diables rouges. Mais au retour des vestiaires, Philippe Coutinho lançait une superbe frappe croisée dans la lucarne, que Renato Augusto enfonçait de la tête dans les filets, laissant le gardien belge Thibaut Courtois penaud (1-2, 76e). Mais ce n’était pas suffisant ! Ainsi, Neymar rejoint le banc des éliminés pour tenir compagnie à Messi, Ronaldo et consorts.


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