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Liban

Des plages écologiques : un rêve mis à la portée des Libanais

Environnement

L’ONG Bahr Loubnan lance une charte de développement durable pour les établissements balnéaires le long de la côte libanaise.

Claude ASSAF | OLJ
07/07/2018

Sensibiliser les gestionnaires des plages à un comportement écoresponsable propre à protéger la côte libanaise, actuellement dans un état de désastre écologique avéré : voilà le but d’une campagne que l’ONG Bahr Loubnan (Mer du Liban) a lancée au seuil de cet été, en leur proposant un questionnaire et une charte, laquelle, s’ils y adhèrent, leur permettra d’obtenir le label Pavillon Bahr Loubnan.Rima Tarabay, fondatrice et vice-présidente de l’ONG (présidée par Nazek Hariri) créée en 2002 avec le soutien de l’ancien Premier ministre assassiné Rafic Hariri, est une militante motivée et dynamique, qui se bat depuis des années pour l’écologie.

« Nous avons dressé un questionnaire aux propriétaires ou gestionnaires de 92 établissements balnéaires (88 % privés et 12 % publics) en vue d’éveiller les esprits sur les politiques qu’ils mènent dans la gestion de leurs plages », déclare Mme Tarabay, interrogée par L’Orient-Le Jour, soulignant qu’« une charte Pavillon Bahr Loubnan leur a été également proposée pour les pousser à recourir aux moyens qui favorisent une transition durable et écologique ».

L’activiste cite quelques-unes des questions auxquelles les gestionnaires des plages ont été soumis, comme celles de savoir s’ils trient les déchets, disposent d’un système de traitement des eaux usées, utilisent des panneaux solaires et des produits de nettoyage respectueux de l’environnement, évitent d’user des pesticides pour traiter les plantes, recourent à un système d’arrosage au goutte à goutte et testent les eaux de piscine et de la mer et, dans ce cas, affichent les résultats des tests.

Changer les modes de gestion
« Nos équipes se sont rendues sur le terrain pour que les réponses soient livrées dans le cadre d’un échange oral permettant de mieux percevoir les comportements », indique Mme Tarabay, qui a constaté chez nombre de plagistes « une prise de conscience à l’égard des problématiques les poussant à vouloir fournir des efforts pour changer leurs méthodes de gestion ». Parce que selon les résultats du questionnaire, si l’écrasante majorité considère que la protection de l’environnement est « absolument importante », les deux tiers déclarent utiliser des pesticides et des produits de nettoyage ne disposant pas de certifications garantissant le respect de l’environnement. En outre, toutes les plages utilisent des ustensiles en plastique, moins de la moitié trie les déchets, 57 % seulement testent les eaux de mer. Sur ce point, Mme Tarabay déplore que « la majorité des plages n’affichent pas les résultats des laboratoires à l’entrée de leur établissement ». Elle se félicite toutefois que « les panneaux solaires sont de plus en plus utilisés et que le système d’éclairage LED est largement adopté », ajoutant que « plus de 25 % des interrogés déclarent disposer d’un système de traitement des eaux usées ». « Pour faire face à ce tableau plutôt consternant, beaucoup de propriétaires d’établissements côtiers veulent appliquer la charte que nous leur avons proposée, sous forme de treize critères à respecter », se réjouit la vice-présidente de Bahr Loubnan, citant quelques-unes de ces règles : « Affichage des résultats des tests de laboratoire, formation du personnel à la protection de l’environnement, nettoyage régulier des plages, bannissement de l’usage des ustensiles et sacs en plastique, utilisation d’engrais naturels pour les espaces verts, usage de dispositifs pour réduire la consommation d’eau lors de l’arrosage… » Les établissements balnéaires privés qui se sont dit prêts jusqu’ici à entamer leur transition écoresponsable sont Lazy B (Jiyé), Bond beach (Jiyé), La Guava (Rmeilé), Havana (Rmeilé), Sindbad (Rmeilé) et Seaview (Sarafand).

« Pour qu’un de ces établissements obtienne le label Pavillon Bahr Loubnan, il faut qu’il réponde à 7 des 13 critères exigés dans la charte », précise Mme Tarabay, soulignant qu’« en vue de vérifier le sérieux de leur engagement, les membres de l’équipe de Bahr Loubnan se rendront à nouveau sur place au milieu de la saison d’été ». Et d’ajouter : « Nous organiserons alors un bel événement au cours duquel nous récompenserons les gagnants en leur octroyant le label Pavillon Bahr Loubnan. » Cela se fera avec le soutien de Bankmed qui sponsorise l’ONG, et de l’Université Côte d’Azur avec laquelle Bahr Loubnan vient de signer un accord de partenariat.



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Wlek Sanferlou

Mao avait dit quelque chose comme une ballade de 1000 lieux commence par un premier tout petit petit pas...
Allah karim, et croisons les doigts que la ballade garde le cap...

L’azuréen

Ouf ! Enfin quelques personnes qui utilisent leur cerveau...mais bon courage pour la baignade et la promenade au bord du béton et de l’eau verdâtre , noirâtre et plastifiée pour ne pas dire plus ....il y’a aussi le problème de l’accaparement du domaine public par les complexes privés tous plus moches les uns que les autres . Mille merci à la rédaction qui se préoccupe des problèmes cruciaux liés à l’environnement.

Georges Lebon

"25 % des interrogés déclarent disposer d’un système de traitement des eaux usées"...
Les trois quarts restants vident leurs excréments dans la mer, sur la plage dont ils font payer l'entrée !
Bref, ils font caca dans leur manger.
Mais avec 7 critères sur 13, ils auront quand même le label...

Antoine Sabbagha

Bonne initiative mais en tout cas notre mer est super sale .

Eleni Caridopoulou

La dernière fois que j'ai été au Liban on m'a dit de ne pas me baigner car la mer était polluée , à présent c'est une bonne nouvelle.



Sam

Bravo pour cette initiative ! Vive Bahr Loubnan

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

AU LIEU DE LES POURSUIVRE POUR ACCAPAREMENT !

Chaccal Marie Hélène

Tiens ,tiens ,le père Noël passe aussi en été?

Sarkis Serge Tateossian

Enfin une bonne et réjouissante nouvelle

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