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Économie

Fenianos annonce la création d’un port à Naqoura

Infrastructures
P. H. B. | OLJ
09/02/2018

Le ministre des Travaux publics et des Transports, Youssef Fenianos, a indiqué hier lors d’une conférence de presse à Beyrouth que le gouvernement envisage de construire un « port international » près du village de Naqoura, au Liban-Sud, non loin de la frontière avec Israël. Selon le ministre, ce projet vise à revitaliser l’économie dans cette région tout en accomplissant un « acte de résistance face aux ambitions israéliennes ».
M. Fenianos n’a pas fourni plus de détails sur les contours du projet qui vise une région encore épargnée par l’urbanisme, mais située à proximité de l’un des deux blocs de la zone économique exclusive du pays (le bloc n° 9 ; le bloc n° 4 est situé plus au centre) pour lesquels le gouvernement libanais a attribué des licences l’exploration et de production d’hydrocarbures offshore. Une cérémonie officielle pour célébrer la signature des contrats entre l’État et le consortium mené par le géant français Total, et composé de l’italien ENI et du russe Novatek doit par ailleurs se tenir aujourd’hui au BIEL, à Beyrouth.

Zone de la Finul
L’annonce au sujet du port a suscité des réactions mitigées de la part des associations de protection de l’environnement. « Le port peut contribuer au développement économique de la région, qui en a besoin. Mais je ne suis pas certain que Naqoura soit le meilleur choix », déclare à L’Orient-Le Jour Mohammad Sariji, président du syndicat des plongeurs professionnels et membre de l’association Bahr Loubnan, active au Liban-Sud. « Si le gouvernement insiste, il faudra alors garantir que l’impact environnemental du projet soit soigneusement étudié en amont », ajoute-t-il.
D’autres ont un avis plus tranché. « Le gouvernement ferait mieux de développer le port de Tripoli ou de trouver un autre site pour construire un troisième port », martèle un activiste, sous le couvert de l’anonymat. Il évoque le site de Adloun – entre Saïda et Tyr – comme solution de rechange. Mais cette option avait déjà été contestée en 2016 par plusieurs associations lorsque l’État avait envisagé d’y construire un port. M. Sariji évoque, pour sa part, une troisième option. « Il y a déjà un port dans la région de Naqoura, près de la zone où est établie la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). Ce dernier pourrait éventuellement servir de base pour le projet du gouvernement », indique-t-il.Le Liban possède deux ports internationaux. Le plus important, celui de Beyrouth, est saturé, tandis que celui de Tripoli est doté d’un terminal-conteneur opérationnel que depuis peu.

P. H. B.

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Stes David

Le développement d'un port dans cette région ne pourrait-t-il pas mettre en danger le site du "Tyre Natural Reserve" les plages de sable très belles au sud de Tyre (http://www.destinationlebanon.gov.lb/en/TourismType/details/26/59)

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