Le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, hier lors de la conférence Euromoney. Photo DR
Pour la quatrième édition libanaise de sa conférence, organisée hier à l’hôtel Phoenicia, le groupe de presse britannique Euromoney a choisi de consacrer une grande partie des débats aux défis de l’innovation dans le pays.
Le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, s’est dit agréablement surpris par la croissance du secteur de la fintech au Liban. « Les banques libanaises commencent à utiliser des technologies de la blockchain et DLT (Distributed Ledger Technology) », a-t-il relevé. M. Salamé a ensuite rappelé que la BDL travaille actuellement sur l’élaboration de sa propre monnaie numérique, « qui bénéficiera au secteur des paiements et soutiendra l’économie ». Il a toutefois indiqué que cette monnaie sera une monnaie locale qui n’aura pas vocation à devenir globale, et servira pour les petites transactions.
La directrice de Microsoft Liban, Hoda Younan, a insisté sur l’importance de démocratiser la technologie, et celle des données qui doivent être considérées comme une monnaie. Elle estime que l’innovation peut rendre l’industrie financière plus efficace, avant d’affirmer que le Liban était le plus grand marché de Microsoft pour la technologie financière.
« S’il y a une industrie, en plus de l’industrie financière, où le Liban peut briller, ce sera l’industrie de la technologie. Les plus grandes opportunités aujourd’hui résident dans le big data et la technologie cloud. Le Liban a encore beaucoup à faire pour aider les start-up, qui doivent être plus impliquées, soutenues pour croître et s’internationaliser », a-t-elle plaidé.
Le PDG de BLOM Bank a pour sa part mis l’accent sur l’urgence des réformes macroéconomiques au Liban, considérant que c’est plus important que l’augmentation des investissements dans le pays. Il a d’abord préconisé une réforme « à court terme du secteur de l’électricité », et une lutte contre l’évasion fiscale.

