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Campus

La technologie au cœur d’un réseau interuniversitaire

COOPÉRATION

Cinq grandes universités libanaises sont désormais connectées à un réseau local, mais aussi international, à travers le NREN, premier du genre au Liban.

23/06/2018

Fin mai, cinq prestigieuses universités libanaises, l’Université américaine de Beyrouth (AUB), l’Université Saint-Joseph (USJ), l’Université libano-américaine (LAU), l’Université arabe de Beyrouth (BAU) et l’Université Saint-Esprit de Kaslik (USEK), ont signé un accord de coopération technologique pour la recherche et l’éducation (TechCARE) créant ainsi le Réseau national libanais de la recherche et de l’éducation (National Research and Education Network, NREN). Celui-ci profitera aux universités, aux enseignants, aux étudiants et aux chercheurs. « Nous avons besoin d’améliorer la collaboration entre les chercheurs et les enseignants des différentes universités, dans le but de développer la connaissance et la recherche. La collaboration pour la création de la connaissance est essentielle. Créer le NREN libanais en fait partie », selon Yousif Asfour, chef de l’information à l’AUB.

Les cinq universités sont, par conséquent, connectées les unes aux autres, de la même façon qu’elles le sont à internet. Elles peuvent donc se transférer les informations d’une façon directe. « Maintenant que nous avons signé l’accord, nous disposons d’une connectivité entre les universités que nous pouvons commencer à utiliser dès à présent », ajoute-t-il. En outre, ce réseau national permettra aux universités membres de se connecter à des universités américaines, européennes et arabes. En effet, TechCARE collabore également avec GEANT, le réseau information européen de recherche, avec ASREN, le réseau d’éducation et de recherche des États arabes, ainsi qu’avec Internet2, le réseau américain avec lequel l’AUB a signé un accord privé de collaboration. « C’est l’idée même de créer cet accord, donc nous pouvons avoir un réseau représentant le Liban et ainsi toutes les universités peuvent bénéficier de ces accords », continue M. Asfour.
Actuellement, étudiants et chercheurs profitent déjà d’un service instauré préalablement à la signature de l’accord. Faisant partie de TechCARE, celui-ci leur permet de se connecter au réseau internet des différents membres, tout en utilisant leurs nom d’utilisateur et mot de passe, que ce soit au Liban ou dans les pays arabes, de l’UE ou des États-Unis.

Superordinateurs
Par ailleurs, les universités libanaises commencent à bénéficier d’un financement disponible auprès de l’UE pour les aider à réduire les coûts de leur réseau, ainsi que de services et de certificats techniques qui leur permettront de sécuriser leurs ordinateurs. Prochainement, les membres du NREN pourront bénéficier d’autres services tels l’accès aux systèmes de bases de données et aux différentes bibliothèques des universités signataires de l’accord, mais aussi de systèmes de vidéoconférence et d’apprentissage à distance, permettant d’effectuer des réunions et des interventions en direct. Le réseau créera ainsi un cadre de travail qui va permettre aux universités de coopérer au niveau de la recherche et de l’enseignement. Étudiants et chercheurs seront encouragés à collaborer et à effectuer des projets en commun.

Toutefois, le NREN vise plus loin que la connectivité, la communication et l’échange de données. « Nous n’en sommes qu’à notre début, mais notre souhait est de permettre aux universités libanaises de se connecter aux ressources des superordinateurs disponibles aux États-Unis et en Europe, afin que les chercheurs puissent y accéder », confie encore M. Asfour. Ces derniers pourraient même utiliser, à partir du Liban et grâce au réseau, des équipements de laboratoire coûteux, comme les microscopes ou les télescopes. Ainsi, cet accord aiderait les institutions universitaires dans le développement de la recherche, un domaine qu’elles ont du mal à financer d’une façon individuelle. « Le réseau permettra à la communauté de recherche libanaise de grandir et de faire partie de la communauté internationale », affirme-t-il.

Maintenant que cet accord est établi, durant les prochaines étapes, les signataires travailleront avec les autres universités et les encourageront à se joindre au réseau, mais aussi entameront l’élaboration des services additionnels dont certains seront mis à disposition des bénéficiaires dès l’année prochaine. Une avancée technologique qui révolutionnerait le domaine de l’enseignement universitaire libanais.



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