Sport

Bons baisers de Russie

OLJ
14/06/2018 | 00h00

L’Espagne fait sa révolution : Lopetegui renversé et remplacé par Hierro

Révolution russe pour l’Espagne ! Le sélectionneur Julen Lopetegui, fragilisé la veille par l’annonce surprise de sa nomination au Real Madrid, a été démis hier de ses fonctions à deux jours de l’entrée en lice au Mondial face au Portugal, un cataclysme qui plonge la Roja dans une crise inédite. L’effet domino de la démission de Zinédine Zidane au Real a été dévastateur pour le football espagnol : deux semaines plus tard, le club merengue a scellé le recrutement d’ici à juillet de Lopetegui, qui venait pourtant de prolonger jusqu’en 2020 avec l’Espagne, provoquant une crise de confiance autour du technicien basque. Le nouveau président de la Fédération espagnole de football (RFEF), Luis Rubiales, élu pour faire le ménage après les scandales de l’ère Angel Maria Villar (1988-2017), n’a pas eu d’autre choix que de limoger le sélectionneur, qui aurait pu être accusé de manque d’implication ou de favoritisme pro-Real. Peu après, M. Rubiales annonçait que Lopetegui était remplacé en urgence par le directeur sportif de la Roja, Fernando Hierro, dont l’expérience d’entraîneur principal se limite à une saison sur le banc d’Oviedo (2e division espagnole). Impensable avant de défier le Portugal, demain soir (à 21h00, heure locale), dans le groupe B de la Coupe du monde !

Une cérémonie d’ouverture modeste pour le Mondial

Relativement peu de dirigeants étrangers présents et la traditionnelle cérémonie d’ouverture remplacée par un concert, sur la place Rouge, à la veille du premier match : le coup d’envoi du Mondial détonne par sa modestie, loin du faste des éditions précédentes. Est-ce la tristesse de l’affiche entre l’Arabie saoudite (67e du classement FIFA) et la Russie (70e), ou les crises à répétition entre la Russie et les Occidentaux ? Toujours est-il que la Coupe du monde de football, dont le coup d’envoi sera donné sur le terrain ce soir (18h00, heure locale), détonne par sa simplicité. Selon le maire de la capitale russe, Sergueï Sobianine, une dizaine de dirigeants étrangers seront aux côtés du président Vladimir Poutine et de Gianni Infantino, président de la FIFA, dans les travées du stade Loujniki. Sur la pelouse, le spectacle d’avant-match sera donc en version réduite. Le format sera « légèrement différent des précédentes éditions. Cette année, la cérémonie sera axée sur des performances musicales et sera bien plus rapprochée du coup d’envoi, juste une demi-heure avant le match », a prévenu la FIFA dans un communiqué. Un concert de trente minutes, qui verra la pop star anglaise Robbie Williams se produire avec la soprano russe Aïda Garifoullina, de l’opéra national de Vienne, présentée comme « l’une des jeunes voix les plus acclamées de Russie ». L’ex-footballeur et double champion du monde brésilien Ronaldo est également annoncé présent, même si on ne s’attend pas à ce qu’il pousse la chansonnette. La FIFA n’a en revanche pas dit un mot sur la présence de Will Smith, auteur, avec le Portoricain Nicky Jam et la chanteuse albanaise Era Istrefi, de l’hymne officiel du Mondial : Live it up. La vraie cérémonie d’ouverture, en fait, a eu lieu hier soir sur la place Rouge, au pied du Kremlin, avec un concert regroupant plusieurs grands noms de la musique classique, du ténor franco-italien Roberto Alagna à la chanteuse d’opéra Anna Netrebko.

Le Mondial 2026 attribué au trio États-Unis/Canada/Mexique

Ils ont huit ans pour s’y préparer : le trio États-Unis/Canada/Mexique a été désigné hier pour organiser en 2026 la première Coupe du monde à 48 équipes, aux dépens du Maroc, qui n’a pas eu les faveurs des 203 membres votants de la FIFA, réunie en congrès à Moscou. La compétition reine du sport roi revient donc aux États-Unis après celle de 1994. Le Mexique, lui, avait eu deux fois cette joie (1970 et 1986). « Les États-Unis, avec le Mexique et le Canada, viennent d’avoir la Coupe du monde. Félicitations – On a beaucoup travaillé pour ça », a salué le président américain Donald Trump sur Twitter. Le président mexicain, Enrique Peña Nieto, s’est lui aussi félicité. Reste à voir l’attitude du président américain dans les huit ans à venir : Donald Trump s’en est pris très violemment récemment au Premier ministre canadien, Justin Trudeau, qu’il a qualifié de « malhonnête et faible ». Et il s’en prend également régulièrement au Mexique. Mais pour l’instant, le trio vainqueur est tout à sa joie.

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