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Sport - Football – La Grande Et Belle Histoire De La Coupe Du Monde

La grande et belle histoire de la Coupe du monde IV – Le règne de l’Europe

Des pionniers de 1930 au spectacle total en mondovision du Mondial en Russie, en passant par les arabesques du roi Pelé, la Coupe du monde de football regorge de grandes et petites histoires.

Après le Mondial 1994 aux États-Unis, l’Europe remportera toutes les Coupes du monde suivantes, sauf en 2002 (Brésil).

En 1998, la France triomphe à domicile en corrigeant le Brésil en finale (3-0), grâce à un doublé de Zinédine Zidane. Après avoir survolé un 1er tour à leur portée (Afrique du Sud, Arabie saoudite, Danemark), les Bleus abattent en 8es de finale le Paraguay, soit la première victoire au but en or de l’histoire de la compétition (1-0 b.e.o.), à cinq minutes des penalties. La France tombe ensuite l’Italie en quarts (0-0, 4-3 t.a.b.), puis la Croatie en demi-finales (2-1) grâce aux deux seuls buts de Lilian Thuram en 142 sélections !

Ronaldo et le Brésil remportent en 2002 la dernière victoire sud-américaine, au cœur d’un implacable règne européen sur la compétition. « Il Fenomeno » claque huit buts, une performance digne du football d’un autre temps, dont les deux de la victoire finale sur l’Allemagne (2-0). L’hôte sud-coréen fait sensation, signant la première demi-finale du continent asiatique, pour la première coorganisation de la compétition (Japon/Corée du Sud). Les Guerriers taeguk de Guus Hiddink éliminent l’Italie (2-1 b.e.o.) en 8es et l’Espagne (0-0, 5-3 t.a.b.) en quarts, non sans polémiques arbitrales, avant de buter sur l’Allemagne (0-1).

En 2006 et 2010, les finales sont 100 % européennes. L’Italie et la France se retrouvent à Berlin en 2006, où Zidane précipite la chute des siens, qu’il a pourtant portés jusque-là par son talent. Zizou est exclu pour un coup de boule à Marco Materazzi, l’une des images les plus célèbres de l’histoire de la Coupe du monde. La Nazionale est portée par une défense de fer, commandée par Fabio Cannavaro, et un gardien fabuleux, Gianluigi Buffon. Elle triomphe une quatrième fois. Ce Mondial allemand est aussi marqué par la « bataille de Nuremberg » entre les Pays-Bas et le Portugal. Bilan : 4 cartons rouges et 16 jaunes, pour une victoire à la Pyrrhus des Lusitaniens (1-0).

En 2010, pour le premier tournoi africain, en Afrique du Sud, l’Espagne et les Pays-Bas portent l’Europe sur le toit du monde. La génération dorée de Xavi et Andrés Iniesta, buteur en finale, est sacrée dès sa première finale (1-0 a.p.), bouchant un grand trou au palmarès de cet immense pays du football. Inconsolables, les Pays-Bas de Wesley Sneijder et Arjen Robben perdent une troisième finale (sur trois), après celles de 1974 et 1978. Côté sombre, la France se couvre d’opprobre, sous les yeux du monde entier, quand ses joueurs font grève et refusent de descendre de leur bus à Knysna. Côté lumière, le Ghana frôle la première demi-finale d’un pays africain, mais Asamoah Gyan manque le penalty qui aurait envoyé les Black Stars dans l’histoire, et l’Uruguay du roublard Luis Suarez atteint le dernier carré (1-1, 4-2 t.a.b.).

En 2014 au Brésil, l’Europe s’impose encore, pour la première fois sur le continent sud-américain. L’Allemagne vient à bout de l’Argentine en finale (1-0 a.p.). Sur sa route, la Mannschaft a infligé aux Auriverde brésiliens la pire défaite de leur histoire, un terrible 7-1 en demi-finale, le « Mineirazo », dans le stade de l’Atletico Mineiro à Belo Horizonte. Une référence au « Maracanãzo », le drame du stade Maracanã de Rio de Janeiro, quand le Brésil – pays hôte – s’était incliné en finale contre l’Uruguay (2-1) lors de la Coupe du monde 1950. Dans ce tournoi, l’Angleterre et l’Italie passent à la trappe ensemble au 1er tour, éliminées par l’Uruguay et la sensation costaricienne du gardien Kaylor Navas, qui ira jusqu’en quarts mais sera battue par les Pays-Bas (0-0, 4-3 t.a.b.).
Avec quatre victoires, l’Allemagne a ainsi rejoint l’Italie, à une longueur du Brésil. La Mannschaft, championne en titre, a donc une chance de rejoindre au sommet la Seleçao, le 15 juillet à Moscou, car la Nazionale, grande absente en Russie, sera en vacances forcées.



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