Photo DR
Un joueur français lance la grande aventure d’une compétition inventée par un Français, Jules Rimet, président de la Fédération internationale (FIFA), et les Bleus battent le Mexique (4-1) dans le match d’inauguration du Mondial d’ouverture. La Celeste uruguayenne, meilleure équipe du monde, championne olympique en 1924 et 1928, remporte à domicile la compétition face à l’Argentine (4-2).
L’Italie de Vittorio Pozzo, seul entraîneur deux fois vainqueur du trophée, succède au palmarès à l’Uruguay en remportant les deux éditions suivantes. À domicile en 1934, sous les yeux de son leader Benito Mussolini, elle bat la Tchécoslovaquie en finale après avoir éliminé l’Espagne en match d’appui (1-1, puis 1-0), en quarts de finale, puis en demi-finales l’Autriche (1-0) de Matthias Sindelar, le « Mozart du football », symbole de la « Wunderteam » autrichienne. L’un des héros du jeu, mort en 1939, dans des conditions mystérieuses, après avoir refusé de jouer pour l’Allemagne hitlérienne post-Anschluss. En 1938, l’Italie récidive avec Silvio Piola et Giuseppe Meazza. Elle vient à bout de la Hongrie en finale (4-2), après avoir éliminé l’hôte français en quarts de finale (3-1). Le Brésil atteint pour la première fois les demi-finales, il reviendra souvent à ce niveau (11 fois dans le dernier carré).
Mais le pays où le football est roi attend toujours son sacre. Les Brésiliens pensent enfin être couronnés en organisant la Coupe du monde, en 1950, mais ils vont vivre une terrible désillusion : le « Maracanazo », le drame du Maracana, en s’inclinant au dernier match contre l’Uruguay (2-1), sous un torrent de larmes. Lors de la seule édition conclue par une poule de quatre, la Seleçao marche sur la Suède (7-1) et l’Espagne (6-1), de sorte qu’un nul lui suffit contre la Celeste, le 16 juillet 1950. Mais malgré le but de Friaca (47e minute), le Brésil va perdre, comme toutes les équipes ayant ouvert le score en finale depuis 1930. Juan Schiaffino (66e minute) fait trembler les Brésiliens et Alcides Ghiggia les crucifie en trompant le malheureux gardien Barbosa (79e minute) qui, toute sa vie, entendra parler de ce but maudit.
Source : AFP

