Liban

Les chrétiens d’Orient et les réfugiés au centre de la visite de Raï à Paris

Liban-France
28/05/2018

Attendu ce matin à Paris pour une visite de trois jours où il rencontrera les hauts responsables français, le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, pourrait évoquer, selon des milieux politiques et diplomatiques français, des problèmes humanitaires tels que la présence d’un million et demi de réfugiés syriens, la question des chrétiens d’Orient et le retour du Liban sur la scène régionale après les élections législatives et la formation imminente d’un nouveau gouvernement.

Le point d’orgue de cette visite sera l’entretien avec le président français Emmanuel Macron demain après-midi, les visites à l’Assemblée nationale (où il se réunira avec les membres du groupe d’études sur les chrétiens d’Orient) et au Sénat où il dînera à la table du président Gérard Larcher, un tête-à-tête avec le chef du gouvernement, Édouard Philippe, ainsi que des visites à la maire de Paris, Anne Hidalgo, et à la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse.

Également au programme, un entretien et un déjeuner avec l’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, une messe en la nouvelle église maronite d’Issy-les-Moulineaux, un déjeuner à l’invitation de l’ambassadeur du Liban, Rami Adwan, un dîner chez l’ancien vice-président du Conseil Issam Farès et une rencontre avec les représentants de la presse française et libanaise.

Pour en revenir aux entretiens avec les hauts dirigeants, des sources proches de l’Élysée, du Quai d’Orsay et de l’hôtel Matignon indiquent qu’ils s’articuleront autour de la nouvelle page des relations franco-libanaises ouverte par Emmanuel Macron lors de la visite d’État en France du président de la République Michel Aoun, relations qui réaffirment le soutien ferme de la France au pays du Cèdre qui s’est concrétisé par les trois conférences internationales organisées à l’initiative de Paris (CEDRE et les assises de Rome et de Bruxelles).

Le patriarche pourrait souligner au chapitre des réfugiés syriens les conséquences de la loi n°10 promulguée par Damas et ses répercussions sur l’équilibre confessionnel déjà fragilisé depuis le début de la crise syrienne.

Le patriarche pourrait enfin rencontrer des représentants d’associations libanaises de France et des personnalités françaises amies du Liban, mais une telle rencontre n’est pas prévue au programme.

Vendredi, le président français Emmanuel Macron avait déclaré sur la chaîne info française BFMTV : "Si la France n’avait pas été là, si nous n’étions pas écoutés, il y aurait peut-être aujourd’hui la guerre au Liban, au moment où nous nous parlons. C’est la diplomatie française, c’est notre action, c’est le fait que je m’arrête à Ryad pour convaincre le prince héritier, et qu’ensuite j’invite le Premier ministre Hariri, qui fait que le Liban est sorti d’une crise grave. Je le rappelle, un Premier ministre était retenu en Arabie saoudite depuis plusieurs semaines".


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