Le président Joseph Aoun et le commandant en chef de l'armée, Rodolphe Haykal, au palais présidentiel de Baabda, le 29 septembre 2025. Photo publiée sur le compte X de la présidence libanaise
Le président de la République Joseph Aoun a reçu mardi le commandant en chef de l'armée, le général Rodolphe Haykal, qui lui a présenté les résultats de ses entretiens menés au cours de ses récentes visites en Turquie et au Royaume-Uni visant à renforcer la coopération et le soutien militaire de ces deux pays à l'armée.
Les deux hommes ont aussi « passé en revue la situation sécuritaire dans le pays ainsi que les missions qui attendent l'armée dans la période à venir », à l'aune de l'accord-cadre signé entre le Liban et Israël la semaine dernière à Washington. Cet accord, qui suscite de vives critiques de la part du tandem chiite Amal-Hezbollah et de son allié Walid Joumblatt, prévoit notamment que l'armée étende son contrôle au Liban-Sud pour y démanteler les infrastructures du Hezbollah, en contrepartie d'un retrait progressif d'Israël des zones occupées. Joseph Aoun a ainsi dénoncé « les campagnes de dénigrement et les accusations mensongères visant l'institution militaire et son commandement », assurant que celles-ci n'auront « aucun effet sur l'accomplissement de sa mission nationale ».
Après des critiques acerbes, voire les menaces, lancées dans un premier temps par le tandem chiite contre le gouvernement, le ton a quelque peu baissé après des appels répétés depuis dimanche à éviter « toute forme de discorde » entre les Libanais et toute « tentative de division nationale ».

