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Politique - Hezbollah

L'accord-cadre avec Israël est « mort-né » et ne mérite pas de vaste contestation populaire, affirme Comati


L'accord-cadre avec Israël est « mort-né » et ne mérite pas de vaste contestation populaire, affirme Comati

Des partisans du Hezbollah bloquant avec des pneus enflammés l'ancienne route de l'aéroport de Beyrouth, dans la banlieue sud, le 27 juin 2026. Photo Ibrahim AMRO / AFP

Le vice-président du bureau politique du Hezbollah, Mahmoud Comati, a qualifié lundi de « mort-né » l'accord-cadre conclu vendredi entre le Liban et Israël, estimant qu'il ne « méritait pas » que les partisans du parti chiite descendent dans la rue pour afficher leur rejet du texte.

Après le rejet catégorique de l'accord-cadre conclu vendredi entre le Liban et Israël, des responsables du tandem chiite Amal-Hezbollah multiplient les prises de parole pour dénoncer le texte et les négociations directes qui ont conduit à son adoption. Des manifestations ont été lancées vendredi soir et samedi dans plusieurs régions du pays, notamment dans la banlieue sud de Beyrouth et près du Grand Sérail, le siège du gouvernement. Elles sont toutefois restées limitées et ont été vite dispersées par l'armée libanaise.

Selon le responsable au sein du Hezbollah, qui a régulièrement lancé des diatribes acerbes et des menaces à l'encontre des autorités ces derniers mois, le mouvement chiite ne souhaite « en aucun cas créer des problèmes à l'intérieur du Liban ». Dans un entretien accordé au média panarabe Al-Araby al-Jadeed, M. Comati a encore estimé que ce texte était « voué à l'échec », assurant que le Hezbollah « ne permettra pas sa mise en œuvre ». Il a ajouté que le parti y ferait face « par tous les moyens et toutes les méthodes possibles ». Le responsable du Hezbollah a également indiqué que le parti n'envisageait pas, « dans un avenir proche », la démission de ses deux ministres du gouvernement de Nawaf Salam. Selon lui, cette décision vise à préserver « un fil ténu » de communication et à montrer que le Hezbollah « ne veut ni rupture ni séparation totale ». « Nous continuons à leur donner une chance et essayons de les faire revenir sur leur erreur. Le cas échéant, il sera possible de rectifier la trajectoire et de travailler ensemble pour protéger le pays. S'ils persistent dans cette voie, comme cela semble être le cas, et s'ils veulent conduire le pays vers la discorde, la destruction et l'instabilité, nous savons comment y faire face », a-t-il déclaré, sans plus de précision.

« Nous ne prendrons aucune initiative susceptible de porter atteinte à la stabilité du pays. La priorité reste l'ennemi israélien et l'agression continue contre le Liban », a-t-il ajouté. Il a accusé certains acteurs de chercher à « minimiser le rôle de la résistance » et assuré que le Hezbollah ne tomberait pas « dans le piège » consistant à l'accuser d'utiliser ses armes sur la scène intérieure. Insistant sur le protocole d'accord irano-américain, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris au Liban, M. Comati a par ailleurs indiqué que le Hezbollah continuait de miser dessus, estimant que Téhéran dispose de « leviers de pression » sur Washington, qui pourrait à son tour faire pression sur Israël afin d'obtenir son retrait du Liban. Interrogé sur le projet des « zones pilotes » des secteurs desquels l'armée israélienne accepterait de se retirer de façon permanente si elle juge que l'armée libanaise s'y est déployée efficacement à la place du Hezbollah, le haut responsable au sein de la formation pro-iranienne a insisté sur le fait que le retrait israélien doit être « total, sans condition ni coordination », avant l'entrée de l'armée libanaise, avec laquelle « le Hezbollah continue à coopérer ».

Le vice-président du bureau politique du Hezbollah, Mahmoud Comati, a qualifié lundi de « mort-né » l'accord-cadre conclu vendredi entre le Liban et Israël, estimant qu'il ne « méritait pas » que les partisans du parti chiite descendent dans la rue pour afficher leur rejet du texte. Après le rejet catégorique de l'accord-cadre conclu vendredi entre le Liban et Israël, des responsables du tandem chiite Amal-Hezbollah multiplient les prises de parole pour dénoncer le texte et les négociations directes qui ont conduit à son adoption. Des manifestations ont été lancées vendredi soir et samedi dans plusieurs régions du pays, notamment dans la banlieue sud de Beyrouth et près du Grand Sérail, le siège du gouvernement. Elles sont toutefois restées limitées et ont été vite dispersées par l'armée...
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