Syrie

Les destructions à Yarmouk rendent improbable le retour des habitants, estime l’ONU

La police syrienne s’est déployée hier dans les quartiers dévastés du sud de Damas, entrant dans le camp de Yarmouk (photo) et à Hajar al-Aswad, et y a planté le drapeau du régime. Louaï Beshara/AFP

L’ONU a estimé hier qu’il était impossible de croire à un retour des habitants au camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk, dans le sud de Damas, dévasté par les combats. Les forces du président syrien Bachar el-Assad ont chassé lundi les jihadistes du groupe État islamique de ce camp, ainsi que des quartiers adjacents de Tadamoun et Hajar al-Aswad, reprenant ainsi le contrôle total de la capitale pour la première fois depuis 2012.
Asphyxié depuis la mi-2013 par un implacable siège, Yarmouk a été pilonné jour et nuit depuis le 19 avril par l’aviation et l’artillerie du régime, avant qu’un cessez-le-feu n’entre en vigueur le 19 mai. Yarmouk a été meurtri par les combats et il est difficile d’imaginer la reprise d’une vie normale, a indiqué l’Unrwa. « Yarmouk était jadis un foyer prospère pour 160 000 Palestiniens. Aujourd’hui, il est en ruine et presque aucune maison n’est intacte », a déclaré le porte-parole de l’Unrwa, Chris Guinness. « Le système de santé publique, l’alimentation en eau, en électricité et les services de base ont été sévèrement endommagés. Les traces de ce conflit impitoyable sont partout », a-t-il déploré, affirmant qu’il était difficile, dans cet environnement, de voir des gens retourner vivre dans le camp. Selon lui, entre 100 et 200 civils sont encore installés à Yarmouk, dont des personnes âgées ou malades. Anwar Abdel Hadi, un représentant local de l’OLP, a déclaré pour sa part que des discussions étaient engagées avec l’Unrwa pour voir comment le camp pourrait être reconstruit.
Parallèlement, la police syrienne s’est déployée dans les quartiers dévastés du sud de Damas, au lendemain de la victoire des forces gouvernementales. Ainsi, les forces de police sont entrées dans Yarmouk et Hajar al-Aswad, et y ont planté le drapeau du gouvernement, a rapporté la télévision d’État. Elle a diffusé des images de policiers placardant aussi des photos du président Assad et de son père Hafez. D’autres officiers de police se sont rassemblés dans les rues dévastées et ont tiré en l’air pour célébrer la victoire.
En outre, une attaque surprise de l’EI sur une position du régime dans la Badiya a fait, hier, 26 morts parmi les forces progouvernementales, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Parmi les tués figurent des miliciens iraniens, précise l’OSDH. La Badiya est un vaste désert qui s’étend du centre de la Syrie à ses frontières orientales avec l’Irak, où se trouvent encore de petites poches contrôlées par l’EI. Selon l’OSDH, l’attaque a visé une petite base à l’est de la cité antique de Palmyre.

Source : AFP


L’ONU a estimé hier qu’il était impossible de croire à un retour des habitants au camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk, dans le sud de Damas, dévasté par les combats. Les forces du président syrien Bachar el-Assad ont chassé lundi les jihadistes du groupe État islamique de ce camp, ainsi que des quartiers adjacents de Tadamoun et Hajar al-Aswad, reprenant ainsi le contrôle...

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