Le président libanais, Michel Aoun, a appelé vendredi lors d'un entretien avec le directeur Afrique du Nord-Moyen-Orient au ministère français des Affaires étrangères, Jérôme Bonnafont, la communauté internationale à soutenir le Liban afin que celui-ci puisse rester à l'écart des conflits de la région, notamment en Syrie voisine."
"La communauté internationale est appelée à soutenir l'administration libanaise dans ses efforts pour garder le Liban à l'écart de ce qui se passe dans son voisinage", a déclaré le président Aoun lors d'un entretien au palais de Baabda, qui s'est déroulé en présence de l'ambassadeur de France au Liban, Bruno Foucher.
"L'étape après les élections verra la formation d'un gouvernement d'unité nationale qui va s'atteler aux réformes et à la lutte contre la corruption, de même que la mise en place d'un plan économique qui aboutira à la croissance", a ajouté le chef de l'Etat libanais.
Les déclarations du président Aoun interviennent au moment où Paris vient de geler vendredi les avoirs de trois personnes et neuf entreprises, dont l'une est domiciliée au Liban, pour leur implication présumée dans le programme d'armes chimiques syrien.
Pour leur part, les Etats-Unis ont imposé jeudi de nouvelles sanctions contre le Hezbollah.
Le Liban doit former un nouveau gouvernement à l'issue des élections législatives du 6 mai.


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