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Nos lecteurs ont la parole - Kamal J. Sioufi

Insécurité des équipements même dans les hôpitaux

J’ai voulu écrire cet article pour attirer l’attention des lecteurs en particulier, et de la société libanaise en général, sur l’insécurité des équipements même dans les hôpitaux, à partir de l’incident dont j’ai été témoin à l’hôpital universitaire LAU (jadis Hôpital Rizk).
Ma fille, enceinte de 6 mois, qui vit à Paris et de passage au Liban, qui était à l’hôpital pour soigner sa petite fille de 3 ans, hospitalisée, souffrant d’une pneumonie atypique, a vécu 25 minutes de peur.
Elle prenait l’ascenseur de l’hôpital pour monter au 8e étage où résidait sa fille (chambre 801), et, subitement, au niveau du 4e étage, l’ascenseur fait une chute libre jusqu’au 3e sous-sol, où la cabine finit par reposer sur la base, avec un choc très important.
Pas d’interphone d’urgence dans la cabine, pas de réseau de cellulaire, les quatre personnes qui utilisaient avec elle cette cabine, dont un infirmier, ont commencé à crier et taper à la porte. Vingt minutes plus tard arrivent des personnes qui ont entendu le tapage et les cris ; l’équipe d’entretien est arrivée au secours 25 minutes plus tard.
Ma fille arrive dans la chambre de sa fille, seule, avec aucun accompagnement du staff de l’hôpital, en pleurs et avec un mal de dos terrible. Ma femme qui était dans la chambre a accouru pour demander aux infirmières de l’étage de prendre soin d’elle. Ces infirmières étaient d’une efficacité et d’une gentillesse inouïes. Et là je tiens à les remercier.
Elles ont prévenu la direction et l’ont conduit chez un gynécologue pour contrôler le cas.
Deux heures après, nous avons été tranquillisés du fait que sont état est bon et qu’elle doit rester sous surveillance quelques heures. À ce moment-là, j’ai demandé à déposer une plainte à la direction de l’hôpital.
Une femme, dont je ne connais pas le poste, m’a reçu simplement pour m’écouter. J’ai demandé des excuses de la direction et un rapport technique pour au moins sauver la vie des utilisateurs des ascenseurs de cet hôpital.
Une heure après, j’appelle la direction pour prendre les coordonnées des responsables, qui n’ont fait aucun suivi à ma plainte. La direction me passe les coordonnées de l’ingénieur responsable au sein de l’hôpital, M. Charbel Fakhri.
M. Fakhri, qui m’a écouté longuement, m’a certifié que l’équipe d’Otis était sur les lieux et menait un travail d’entretien. Quel entretien !
Il m’a confirmé également que ces ascenseurs font l’objet actuellement d’expertise auprès d’un bureau de contrôle. Il m’a promis de m’envoyer tout le dossier technique et de venir me voir quand tous les documents seraient prêts.
Est-ce que c’est permis que des ascenseurs dans cet état de fonctionnement dans un hôpital restent en marche ?
Où sont les normes de sécurité ? Où est la direction d’un centre hospitalier qui se veut en concordance avec toutes les normes d’hygiène et de sécurité ? Où est le respect de la vie des êtres humains ? Où sont les autorités locales qui doivent contrôler l’application des trois normes de sécurité les plus importantes dans le bâtiment, étude sismique, lutte contre incendie et ascenseurs ?
Aucune excuse présentée par un membre de la direction ! Personne de la direction n’est venu s’enquérir de son état ! Seules les infirmières, extrêmement gentilles, ont accompli leur mission humanitaire.
Quelle honte ! Comment voulez-vous que nos enfants retournent vivre au Liban, avec un comportement grossier d’un hôpital pareil qui se veut universitaire ?
Pour être équitable, l’hôpital a pris à sa charge les frais du suivi de ma fille, mais certainement pas ceux de l’hospitalisation de sa fille. D’ailleurs, je n’ai pas besoin de leur aide, et qu’ils sachent que c’est un dossier que je suivrai jusqu’à la fin dans l’intérêt de la société libanaise qui subit autant d’irrégularités.

Ingénieur

J’ai voulu écrire cet article pour attirer l’attention des lecteurs en particulier, et de la société libanaise en général, sur l’insécurité des équipements même dans les hôpitaux, à partir de l’incident dont j’ai été témoin à l’hôpital universitaire LAU (jadis Hôpital Rizk).Ma fille, enceinte de 6 mois, qui vit à Paris et de passage au Liban, qui était à l’hôpital pour soigner sa petite fille de 3 ans, hospitalisée, souffrant d’une pneumonie atypique, a vécu 25 minutes de peur.Elle prenait l’ascenseur de l’hôpital pour monter au 8e étage où résidait sa fille (chambre 801), et, subitement, au niveau du 4e étage, l’ascenseur fait une chute libre jusqu’au 3e sous-sol, où la cabine finit par reposer sur la base, avec un choc très important.Pas d’interphone d’urgence dans la cabine,...
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