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Liban - Beyrouth I

Télécoms : Pharaon accuse Sehnaoui de corruption

Sur fond de querelle électorale avivée hier par le démontage d’un portrait du ministre d’État à la Planification, Michel Pharaon, sur la place Sassine, ce dernier a tiré à boulets rouges contre son concurrent pour le siège grec-catholique de Beyrouth I, Nicolas Sehnaoui, ancien ministre des Télécommunications, l’accusant de corruption au temps où il avait la charge de ce ministère.
« Les médias ont démasqué de nombreuses affaires de corruption dans lesquelles ce candidat (Nicolas Sehnaoui) a été impliqué lorsqu’il était ministre des Télécoms », a déclaré M. Pharaon, lors d’une conférence de presse, affirmant que des sources politiques, judiciaires et sécuritaires concernées lui ont certifié que « le volume de corruption dans ce ministère dépasse 100 millions de dollars ».
Le ministre d’État a en outre indiqué que M. Sehnaoui « a couvert la rétention des données des télécoms, facilitant ainsi la perpétration d’assassinats, notamment celui de l’ancien directeur des services de renseignements au sein des Forces de sécurité intérieure, Wissam Hassan, à Achrafieh ». « Le rôle qu’il a joué devrait l’empêcher de remplir à nouveau la fonction de ministre, mais nous sommes dans un pays où les corrompus sont parfois récompensés », a déploré M. Pharaon, exhortant le président de la République, Michel Aoun, à « initier une enquête dans ces dossiers de corruption ».
Au plan des élections, le ministre d’État a affirmé qu’il détient des informations selon lesquelles « la situation électorale de Nicolas Sehnaoui n’est pas bonne », ce qui, a-t-il ajouté, « le pousse à fomenter un accrochage pour nous provoquer et torpiller le cours des élections dans Beyrouth I ». « Cette nuit (de jeudi à vendredi), place Sassine, M. Sehnaoui et ses collaborateurs ont démonté mon portrait dans un but de provocation, mais je suis personnellement intervenu pour calmer mes sympathisants et éviter ainsi toute réaction », a encore indiqué M. Pharaon.

Ghazi Youssef
Les accusations de corruption lancées par le ministre d’État s’inscrivent dans le sillage d’autres accusations, celles notamment de Ghazi Youssef. Le député du courant du Futur avait affirmé en 2013, alors que Nicolas Sehnaoui était ministre des Télécoms dans le gouvernement de Nagib Mikati, que ce dernier lui avait fait savoir qu’il comptait déférer M. Sehnaoui devant le service d’inspection pour un marché douteux que lui-même (M. Youssef) avait révélé à l’ancien Premier ministre. « Sans consulter quiconque, l’ancien ministre des Télécoms avait chargé une société d’installer 300 relais de transmission pour une valeur de 82 millions de dollars alors que cette installation n’a coûté que 20 millions de dollars », avait précisé le député haririen, décrivant cet acte comme « un vol des deniers et du Trésor publics ».

Sur fond de querelle électorale avivée hier par le démontage d’un portrait du ministre d’État à la Planification, Michel Pharaon, sur la place Sassine, ce dernier a tiré à boulets rouges contre son concurrent pour le siège grec-catholique de Beyrouth I, Nicolas Sehnaoui, ancien ministre des Télécommunications, l’accusant de corruption au temps où il avait la charge de ce ministère.« Les médias ont démasqué de nombreuses affaires de corruption dans lesquelles ce candidat (Nicolas Sehnaoui) a été impliqué lorsqu’il était ministre des Télécoms », a déclaré M. Pharaon, lors d’une conférence de presse, affirmant que des sources politiques, judiciaires et sécuritaires concernées lui ont certifié que « le volume de corruption dans ce ministère dépasse 100 millions de dollars ». Le...
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